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Retour Sur Le Sacre De L’Angola Au Championnat Du Monde De Karaoké

Pour la 15ème année, le Championnat du monde de karaoké (KWC) est la plus grande compétition au monde de chanteurs amateurs. Cet événement multiculturel international rassemble des chanteurs du monde entier dans l’esprit de la musique, du divertissement et du plaisir durant 5 jours de championnat.

Lors de la finale du 18 novembre dernier à Helsinki, Pedro Matias de nationalité angolaise, a décroché le titre de grand vainqueur catégorie Homme du KWC 2017. C’est avec beaucoup de fierté qu’il a représenté l’Angola lors de ce concours amateur. La victoire a été partagée avec l’américaine Chyée Howell vainqueur catégorie Femme et les japonais Ryota Kaizo & Rena Saito qui remportent le titre catégorie Duo.

Le trophée décroché lors de ce championnat est une véritable opportunité vers la renommée pour Pedro Matias puisqu’il va pouvoir enregistrer un album grâce à sa victoire.

Tout a commencé en Octobre 2017 lorsque le lieu de la compétition jusque-là tenu secret est révélé. Dans la vingtaine de pays participants au concours se déroulent alors les sélections des candidats qui iront représenter leur pays lors de la finale. Pedro Matias a ainsi décroché son envol pour Helsinki, en remportant la sélection nationale angolaise. Durant les 5 jours de finale internationale, les chanteurs amateurs s’affrontent lors de 3 étapes de sélection autour de leur passion, en solo ou en duo, afin d’impressionner le public et le jury avec leur voix en or.

Lors de la cérémonie de remise des prix, Pedro Matias a reçu un prix de 5000 dollars, une médaille, un trophée et un voyage tous frais payés pour participer au concours KWC 2018 qui aura lieu en Espagne. Il ne serait pas étonnant de retrouver rapidement la voix de Pedro Matias sur les radios angolaises, c’est tout le succès que nous lui souhaitons.

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Clip “Djonya” : Fatoumata Diawara S’Insurge Contre L’Esclavage

En réaction aux images des “marchés aux esclaves” libyens, la chanteuse malienne Fatoumata Diawara a décidé de protester en musique.

Les images de migrants africains vendus comme esclaves en Libye dévoilées par CNN ont provoqué l’émoi comme la colère aux quatre coins du monde. De nombreuses célébrités telles que Booba, Omar Sy ou encore T.I ont réagi sur les réseaux sociaux. Fatoumata Diawara a elle décidé de se soulever contre ces pratiques à l’aide de la musique. La chanteuse a donc dévoilé le clip incisif de son nouveau titre “Djonya”, qui signifie “esclavage” en bambara.

Dans le clip tourné à Bamako on retrouve la chanteuse aux cotés d’hommes, de femmes mais aussi d’enfants. Enchainée et recouverte de plaies sanglantes, Fatoumata dénonce l’asservissement des migrants africains. Portée par la mélodie l’artiste répète a plusieurs reprises en bambara :”Nous ne sommes pas vos esclaves”.
Clairement investie dans la lutte contre l’esclavage en Afrique, Fatoumata Diawara nous offre avec “Djonya” un véritable appel à l’indignation.

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UB AWARDS Goma 2017: Les 8 Meilleurs Clips En Compétition

La première édition de remise des trophées aux artistes lauréats de la ville de Goma aura lieu ce 24 décembre 2017 à l’hôtel Cap kivu. Entre temps les fans et mélomanes s’activent sur l’application Android ( UB FM ) et sur la page Facebook The UB awards .

Rappelons que dans la catégorie meilleur artiste de l’année, les candidats sont : Fabrice Mufiritsa, El weezya Fantastikoh, Wanny Sking, Nathan Skotto, Lakista Chance, Serge Dechelie , S Black Winner, Voldie Mapenzi , Belamy Paluku et Black Man .

Après l’analyse du jury , voici les 8 meilleurs clips de l’année 2017 qui ont étés retenues . Lors de la cérémonie officielle prévue pour ce 24 Décembre, Un seul clip sera proclamé meilleur de l’année .

BUROHO de Mzee Mbukuli

BAKULE de S’Black Winer

CRAZY FOR YOU de LUCIEN BRAINY

AII de Lakista Chance

MURONGO de Nathan Skotto

FETY FETY de Willow Miller

OKAPY BENZ de JC KIBOMBO

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Festival « Abidjan by Night » 4e Édition : Davido Invité Surprise

C’est ce samedi 16 décembre 2017 qu’a lieu la 4e édition du rendez-vous culturel du divertissement, des loisirs et de la nuit Abidjanaise. La discothèque géante à ciel ouvert qui réunit toutes les meilleures enseignes de nuit de Côte d’Ivoire chaque fin d’année, recevra une star de taille encore cette année.

Après Fally Ipupa et Koffi Olomidé, le tapis sera déroulé à celui qui est présenté comme le meilleur artiste africain 2017, Davido. Pour faire les choses en grand et surtout encore plus mature cette année, les structures « Canta Production » et « 2A Consulting » ont convié la presse et leurs partenaires, hier mardi 12 décembre, à une conférence de presse à l’hôtel Azala

Lors de cette rencontre les promoteurs ont rassuré les uns et les autres que toutes les dispositions ont été prises pour offrir une belle fête aux ivoiriens encore cette année. Ils ont aussi rassuré que l’artiste nigérian (qui est la cerise sur le gâteau à cette nouvelle édition d’Abidjan by Night), sera bel et bien là pour enflammer le Palais de la Culture.

 

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Chanteuses Blues Américaines

Mélange de rythmes africains et de musique européenne, né dans les riches États du Sud des États-Unis, le blues est intimement lié à l’histoire, le plus souvent tragique, des Noirs. Dès son origine, il est chanté par des femmes qui ont rapidement imposé leur forte personnalité, capables d’exprimer, au mépris des conventions sociales répressives, leurs aspirations, leurs désirs, leur sexualité, leurs émotions, leur liberté… et défini une attitude face à la vie.

Billie Holiday
Billie Holiday

Dès les toutes premières, comme Mamie Desdoumes ou Ma Rainey (1886-1939), la « grand-mère du blues », apparaissent quelques caractéristiques rarement démenties par la suite, notamment une mauvaise réputation : des lieux, villes ou quartiers organisés autour de la vie nocturne, des bordels et du monde interlope, d’activités illégales et violentes, du « péché »… À la fois mères (respectées) et femmes « sexy », servies par des voix rauques et profondes, une vitalité débordante, une grande force physique, elles revendiquent une sexualité agressive. Aimant les fêtes et la boisson, elles s’inscrivent dans une marginalité dans laquelle elles peuvent affirmer une forme de liberté impossible par ailleurs, parce qu’elles sont noires, parce qu’elles sont femmes, et parce qu’elles sont pauvres.

Elles sont les premiers maillons d’une chaîne de transmission qui, de femme à femme, de génération en génération, chacune à sa façon particulière, dans la revendication ou la révolte, le raffinement ou la sophistication, constitue l’histoire du blues.

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Janis Joplin

« L’histoire des chanteuses de blues américaines est une histoire de dur labeur et de malchance, de bonheur et de satisfaction sexuelle, de ce que l’on ressent quand on a fait de son mieux et qu’on est toujours toute seule à minuit et qu’il pleut. C’est une histoire qui parle des Afro-Américains échappant à l’esclavage avec l’espoir que leur avenir sera vraiment libre, et c’est l’histoire d’une Blanche qui entend cette musique et qui sait qu’elle lui parle, à elle aussi. C’est l’histoire d’une femme au grand cœur qui se sent mal dans sa peau et d’une « mauvaise femme » qui se sent bien, parce que, en fin de compte, aucune femme n’est entièrement bonne ou mauvaise. Par-dessus tout, l’histoire des chanteuses de blues est une question de feeling. » Buzzy Jackson

Une histoire dont les noms (Bessie Smith, Billie Holiday, Janis Joplin…), les visages et les voix sont connus, mais pas leur rôle. La vie de ces chanteuses éclaire l’évolution du contexte historique dans lequel ont vécu les femmes du XXe siècle aux États-Unis.

 

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Des Caricaturistes Burkinabè Se mettent Exergue À Ouagadougou

Attentat du restaurant Aziz Istanbul de Ouagadougou, visite tonitruante d’Emmanuel Macron au Faso, décès du président de l’Assemblée nationale burkinabè Salif Diallo : aucun de ces événements majeurs n’a été traité en dessin de presse dans les journaux du Burkina.

Timpous, Zoetaba, Main2Dieu, Sam, Ledon et Deris en live

Du 12 au 16 décembre, des caricaturistes burkinabè – Timpous, Zoetaba, Main2Dieu, Sam, Ledon et Deris – réalisent des œuvres « live » au cœur du festival « Ciné droit libre », sous la direction artistique de l’illustrateur El Marto.

Soutenu par l’Union européenne, le projet « Dessinons la paix et la démocratie » de « Cartooning for peace » se déploie dans neuf pays de la planète, dont quatre africains : le pays des Hommes intègres mais aussi la Côte d’Ivoire, le Maroc et la Tunisie.

En amont, les satiristes burkinabè ont été formés à l’intervention devant des publics jeunes et des personnes incarcérées ; en aval, ils réaliseront une fresque éphémère à l’Institut français de Ouagadougou. Le 11 décembre, jour de la fête nationale, c’est à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) qu’ils ont réalisé des peintures murales. Toute la semaine, ils sensibilisent des collégiens et des lycéens au décryptage des « cartoons », à la libération de la parole et à la tolérance vis-à-vis des sujets tabous.

Faire perdurer les caricatures

En filigrane, les cartoonists tentent de réfléchir aux modèles « économiques » susceptibles de pérenniser leur métier dans un contexte de crise africaine et mondiale de la presse « papier ». Lueur d’espoir : quelques années après l’effacement du « Cafard libéré », le Sénégal vient d’enregistrer le retour du « P’tit railleur sénégalais »…

Pendant quelques jours, à Ouagadougou, les crayons vitriolés se font donc plus consensuels. Le politiquement correct, dans la carrière d’un caricaturiste impertinent, c’est un peu comme un verre de bissap dans la semaine d’un buveur de bière : à petite dose, ça rafraîchit. À consommer avec modération…

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Morocco Music Awards : Saad Lamjarred Sacré Vainqueur

La liste des vainqueurs des Morocco Music Awards a été ENFIN dévoilée. Un des gagnants en question n’est autre que Saad Lamjarred dans la catégorie « Vidéo Clip ». Il va sans dire que le dernier clip de la star marocaine « Let Go » a fait fureur (ou « Fuhrer », peut-être ?) avec pas moins de 101,5 millions de vues… C’est à croire que les élections ont été faites par des novices du domaine de l’audio-visuel.

Petit rappel sur le clip en question :

Les nominés de la même catégorie qui auraient pu et dû avoir plus que ça, sont :

Asma Lamnawar avec son clip « Andou Zine »
Douzi avec son clip « Mina »

C’est un sacre de plus Saâd Lamjarred après les deux Murex d’or remportés au Liban

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Interview : Daniella Ovono Ebang Créatrice De Mode Gabonaise

Arrivée dans l’univers de la mode par hasard, Daniella Ovono Ebang est aujourd’hui une créatrice de mode accomplie. Femme de footballeur (et pas que…), mannequin et stylise ayant habillé des grands noms de la musique africaine, elle se livre à cœur ouvert sur ses métiers et sa vie de couple.
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Arrivée dans l’univers de la mode par hasard, Daniella Ovono Ebang est aujourd’hui une créatrice de mode accomplie. Femme de footballeur (et pas que…), mannequin et stylise ayant habillé des grands noms de la musique africaine, elle se livre à cœur ouvert sur ses métiers et sa vie de couple.

Daniella Ovono Ebang, vous êtes styliste et mannequin international. Vos créations voyagent à travers le continent et sont appréciées bien au-delà. Comment vous y êtes vous prise pour faire transformer votre passion en métier alors que la mode est encore un secteur en construction au Gabon ?

Pour le mannequinat c’est par hasard, en effet j’ai été repérée dans les rues de Libreville par un chasseur de visages aujourd’hui décédé feu Jean de Dieu MBOUTSOU, manager de l’agence Top Mannequin. C’était assez curieux pour moi car dans mon adolescence j’étais plutôt garçon manqué, toujours habillée en jean – baskets et donc sans féminité affirmée.

J’ai découvert cet univers totalement inconnu pour moi car au départ, je voulais être basketteuse mais je suis très vite tombée sous le charme de ce monde et par la même occasion du stylisme. C’est ainsi que je me suis inscrite au CMF (Centre de Métier de la Femme) pour apprendre la couture.

Après l’obtention de mon diplôme, je suis partie au Sénégal pour me perfectionner chez OUMOU SY, l’une des plus grandes costumières d’Afrique, où j’ai obtenu mon diplôme en stylisme-modélisme. Ce parcours avait un double objectif, d’abord vivre ma passion et prouver à mon entourage que l’on pouvait vivre de ce métier.

J’espère que j’y suis arrivée !

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Quel est, selon vous, ce qui freine le développement de cette industrie au Gabon, a contrario des avancées que l’on observe dans certains pays d’Afrique de l’ouest ?

D’abord notre mentalité. Nous considérons les métiers manuels et surtout les métiers de la mode comme dégradants, ne nous valorisant pas. Par ailleurs, nous sommes persuadés que ces métiers ne sont pas générateurs de revenus, ce qui est totalement faux.

Ensuite, l’environnement dans lequel nous vivons n’est pas propice à l’exercice de ce métier ; nos parents nous prennent la tête en nous disant que seuls ceux qui font des hautes études réussissent dans la Fonction Publique. Or, tout le monde ne peut être fonctionnaire. Ce n’est pas possible !

Enfin, il n’y a pas assez de sensibilisation pour ce type de métier et par conséquent d’établissements pour les métiers dédiés à cette industrie. Contrairement à l’Afrique de l’ouest où j’ai pu remarquer qu’il y avait une panoplie d’écoles, d’instituts et d’établissements spécialisés dans les métiers de la mode, chez nous le nombre est minime, nous en avons quelques-uns comme le CMF, l’école de Mode de Nzeng Ayong pour ne citer que ceux là.

 

❝Le logo de ma marque est une tête de panthère parce que j’en suis une❞

Pour votre première collection, vous avez eu l’ingénieuse idée de vous inspirer de l’animal de la forêt qu’est la panthère, et on peut l’observer dans chacune de vos créations. Pourquoi la panthère en particulier ?

Effectivement, le logo de ma marque est une tête de panthère parce que j’en suis une ! Une panthère aux multiples facettes. Cet animal est une source d’inspiration pour moi. Elle est à la fois majestueuse dans sa démarche et en même temps très dangereuse, c’est une prédatrice. Comme moi (rires).

Enfin, le destin a voulu que je tombe amoureuse et épouse une autre panthère, Didier OVONO, gardien de notre équipe nationale LES PANTHERES ! Est-ce une coïncidence ? Allez savoir!

Source gaboncelebrites

 

 

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On L’appelait Vincent Nguini…

« L’ artiste est mort, ses oeuvres demeureront à jamais ». C’est hélas une réalité à laquelle nous seront toujours confrontés. On L’appelait Vincent Nguini, il est très certainement l’un des plus grands bassistes que le Cameroun et l’Afrique aient jamais connu. Cependant malgré une carrière exceptionnelle à l’international, l’artiste n’était pas très populaire dans sa nation d’origine. En témoigne le peu d’intérêt qu’a suscité l’annonce de son décès. A titre de comparaison on peut citer toutes proportions gardées la compassion qui a envahie le peuple français lors des obsèques du chanteur Jonny Hallyday, pourtant décédé à la même période.

Kmer Art Design revient sur la formidable carrière de cet artiste de génie qui nous a malheureusement quitté le vendredi 8 décembre 2017.

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Né à Obala, une ville camerounaise du département de la Lekié dans la Région du Centre, l’auteur, compositeur, arrangeur, bassiste et chanteur, Vincent Nguini, est l’un des plus célèbres guitaristes du Cameroun, un pays réputé pour avoir notamment produit d’excellents bassistes. Ancien directeur musical de son compatriote Manu Dibango, et actuel chef d’orchestre de la vedette américaine Paul Simon, Vincent Nguini navigue entre afro-pop, afro-folk, afro-funk, afro-jazz, afro-blues ou afro-soul, avec des influences bikutsi, makossa, assiko, rumba congolaise, soukouss, juju, afro-beat, etc. Artiste éclectique, il excelle aussi dans d’autres styles, comme les musiques classiques ou symphoniques..

Vincent Nguini débute professionnellement dans la musique en 1969 en interprétant dans les clubs et hôtels du Cameroun des standards jazz et pop de groupes et artistes comme les Beatles, Jimmy Hendrix, Deep Purple, The Who, Crosby, Stills & Nash ou Frank Zappa… Riche de ces expériences, il décide en 1973 de sillonner l’Afrique de l’Ouest où il se familiarisera avec divers styles musicaux : l’afro-beat et la juju au Nigeria, le highlife au Ghana ou encore le ziglibithy et la musique mandingue en Côte d’Ivoire. Cinq ans plus tard, il part à Paris (France) où il devient le guitariste puis le chef d’orchestre du groupe de Manu Dibango et participe aux enregistrements de Henry Salvador, Slim Pezin et Jean Dikoto Mandengue.

En 1987, Vincent Nguini rejoint les Etats Unis où il commence à collaborer avec Paul Simon comme lead guitar. Bientôt, il est sollicité par les grands noms de la scène américaine tels que Chris Botti, George Benson, Jimmy Buffet, Eric Gale, Earl Klugh, Ethnita Hernandez, Ruben Blade, Hugh Masekela, Stanley Clark, Paul McCartney, Michael Brecker, Thelma Houston, Annie Lenox, Etta James, Peter Towson des Who, Marc Anthony, Anton Fig, CeCe Peniston, Jeff Muller ou Aaron Neville & The Neville Brothers. Vincent Nguini écrira des partitions musicales pour l’orchestre philharmonique de Philadelphie (Etats Unis). Parallèlement, Vincent tourne avec le groupe congolais Maloko avec lequel il a enregistré Soul on Fire (direction musicale, arrangements, mixage, guitare et basse).

Vincent Nguini a aussi glissé les notes fluides de sa guitare dans les musiques du batteur Ebeny Donald Wesley qui a composé de nombreux tubes comme “All Night Long” de Lionel Richie, “Reggae Dancing” de Kool & The Gang, “Dady Cool” de Boney M ou Pata Pata de Sylvie Vartan, une reprise du fameux tube de Dorothy Masuka popularisé par Miriam Makeba puis par Coumba Gawlo Seck… Il a par ailleurs accompagné divers artistes français tels que Joe Dassin, Sheila et Karen Cheryl ou la Canadienne Diane Dufresne…

Très attaché à ses racines, Vincent Nguini, orphelin de père à 14 ans, a dédié à son peuple “Obala”, un morceau magnifiant l’“Esani”, une danse traditionnelle exécutée lors des veillées funèbres par les Béti, les Bulu et les Fang, trois peuples de la forêt équatoriale d’Afrique centrale aux sensibilités culturelles et historiques très proches.
Fondateur du label Vincent Nguini Records, il compose, arrange et produit ses propres albums : Symphony-Bantu (1994), Mezik Me Mvamba (1997), Sunshine Day (1999) Traveler (2002) ou encore Douma (2005).

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L’Arabie Saoudite Lève L’Interdiction D’Ouvrir Des Salles De Cinéma

A partir de début 2018, l’Arabie saoudite va lever l’interdiction d’ouvrir des salles de cinéma, en vigueur depuis plus de 35 ans. L’annonce a été faite lundi 11 décembre par le ministère de la Culture du royaume.

Après plus de 35 ans d’interdiction, les salles de cinéma vont de nouveau être autorisées en Arabie saoudite, à partir de début 2018. Les autorités vont débuter dès à présent la délivrance de permis d’exploitation, a annoncé ce lundi le ministère de la Culture. « C’est un moment clé dans le développement de l’économie culturelle dans le pays », commente le ministre de la Culture Awad al-Awad dans un communiqué.

Cette annonce intervient dans le cadre d’un plan de réformes économiques et sociales soutenu par le prince héritier Mohammed ben Salmane, qui a notamment mené à l’autorisation de la conduite automobile pour les femmes, qui doit rentrer en vigueur en juin 2018.

Le ministère précise que les premières salles devraient ouvrir en mars et espère accueillir dans le royaume 300 cinémas avec quelque 2 000 écrans d’ici à 2030. Une industrie dont les autorités estiment qu’elles vont créer 30 000 emplois dans le même temps.

En janvier, le mufti d’Arabie saoudite s’était insurgé contre la possible ouverture de salles de cinéma, affirmant qu’elles seraient sources de « dépravation » car elles favorisent la mixité.

Même si les salles étaient interdites, le cinéma saoudien commence à être reconnu internationalement. La réalisatrice saoudienne Haifaa al-Mansour, connue notamment pour le film Wadjda, a d’ailleurs réagi avec enthousiasme à l’annonce sur Twitter.

La joie d’un cinéphile

Cette annonce fait la joie des cinéphiles du royaume. Fahad al-Yahya est psychiatre à Riyad. Il se souvient d’un temps où le cinéma n’était pas encore interdit en Arabie saoudite. « Il y avait quelques cinémas rudimentaires, un grand espace en plein air, un grand écran. Et ce n’était vraiment pas cher : 1 ou 2 ryals par personne… »

Dans les années 80, le royaume connait une période de durcissement religieux : la musique, le cinéma disparaissent du paysage. Et c’est pendant ses études en Egypte que notre cinéphile saoudien laisse libre court à sa passion. « Je me souviens, au Caire, j’allais voir des films avec Jean-Paul Belmondo ou avec Jean-Louis Trintignant… », se remémore-t-il.

Après des décennies de cassettes vidéos et de visionnage sur internet, Fahad al-Yahya est désormais impatient de s’asseoir dans une salle de cinéma dans son pays, même s’il sait que les plus conservateurs vont grincer des dents.

« Ils vont dire « oh mon Dieu il va y avoir beaucoup d’indécence ou de sexe », tout ce qui n’est pas acceptable dans notre société. Mais c’est faux. C’est comme la peinture ou la poésie. On peut y trouver beaucoup de choses décentes ou indécentes. »

Le cinéphile pense que les futures salles de cinéma comprendront une section familiale et une autre réservée aux hommes seuls. Afin de respecter la séparation des sexes en vigueur dans l’espace public en Arabie saoudite.