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KEMTIYU, Le Combat de Cheikh Anta Diop Porté À L’Écran

Un film de Ousmane William Mbaye, France Sénégal, 94’, 2016
Sortie fran­çaise 7 juin 2017
Au cinéma La Clef, Paris

SYNOPSIS

« L’Homme Universel », « Le Contemporain Capital », « Le Géant du Savoir », « Le Dernier Pharaon »… titrent les jour­naux séné­ga­lais au len­de­main de sa mort, le 7 février 1986.
Trente ans plus tard, « KEMTIYU » dresse le por­trait de Cheikh Anta Diop, savant pré­cur­seur, hors du commun, insa­tia­ble de scien­ces et de connais­san­ces, mais aussi homme poli­ti­que intè­gre et éclairé. Un per­son­nage vénéré par cer­tains, décrié par d’autres, et méconnu par le plus grand nombre.
Ce film raconte le combat d’un homme qui pas­sera toute son exis­tence en quête de vérité et de jus­tice, afin de redon­ner à l’Afrique une cons­cience his­to­ri­que et une dignité.

LE REALISATEUR

Ousmane William Mbaye
Ousmane William Mbaye

Né à Paris en 1952. Après s’être formé au Conservatoire Libre du Cinéma Français et étudié à l’Université de Paris VIII Vincennes, il se lance dans l’écriture, la réa­li­sa­tion et la pro­duc­tion de films au Sénégal. Il signera son 1er film en 1979 L’enfant de Ngatch et obtien­dra Le Tanit de Bronze aux JCC de Carthage la même année. En 1990, il coor­donne pen­dant 7 ans les Rencontres Cinématographiques de Dakar (RECIDAK). Il assis­tera de nom­breux cinéas­tes à la réa­li­sa­tion dont Samba Félix NDiaye, Ben Diogaye Beye et Ousmane Sembène. En 2002, il est assis­tant réa­li­sa­teur sur Moi et mon blanc de Pierre Yaméogo. De 2006 à 2010, il œuvra dans la dif­fu­sion des ciné­mas avec le cinéma de nuit au « bideew », ciné club à Dakar.
William Mbaye reçu de nom­breux prix pour ses films, et notam­ment pour ses der­niers docu­men­tai­res Mère-Bi, Président Dia et Kemtiyu Séex Anta (1er prix du docu­men­taire Fespaco 2017). Il s’affirme en docu­men­ta­riste poli­ti­que incontour­na­ble du conti­nent.

 

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Taraji Henson Incarne Une Tueuse à Gage dans Proud Mary

Après Empire et Les Figures de l’Ombre, retrouvez prochainement au cinéma Taraji P. Henson dans Proud Mary.

Veste et bottes de cuir, brushing parfait et armurerie au top, Taraji P. Henson débarquera à nouveau sur nos écrans de cinéma début 2018 dans Proud Mary.

Sur la mythique musique éponyme de Tina Turner, Taraji P. Henson devient Mary, tueuse à gage sans merci au service d’une famille criminelle de Boston. Sa vie va complètement changer lors d’une mission qui va mal tourner. Elle va alors croiser le chemin d’un jeune garçon qui va réveiller son instinct maternel.

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© Sony Pictures
Aux côtés de Taraji P. Henson, le réalisateur Babak Najafi (La Chute de Londres, 2016) a fait appel à Danny Glover (L’Arme fatale, 1987), Billy Brown II (Murder, 2014), Margaret Avery (La Couleur pourpre, 1985), Xander Berkely (The Walking Dead, 2010) et Neal McDonough (Desparate Housewives, 2004).

Avec déjà une grande carrière à son actif, Taraji P. Henson ajoute une corde à son arc et le résultat, on l’espère, devrait être à la hauteur. Verdict en janvier 2018.

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Les AFRIMA Nomment des nouvelles personnalités dans le jury pour l’édition 2017

Les AFRIMA intègrent des nouvelles personnalités dans le jury pour l’edition 2017

Les All Africa Music Awards (AFRIMA) viennent de nommer des nouveaux jurés pour l’édition 2017. L’Afrique de l’Est, l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest obtiennent des nouveaux membres.
La structure a nommé cinq professionnels de la musique africaine pour l’académie qui se compose de 13 personnalités et un collège d’électeurs représentatifs de 100 membres.

Les nouveaux nommés :

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Hadja Kobele, guinéenne basée aux États-Unis, chef des relations publiques et des projets spéciaux à Universal Music Africa / Island Africa. Elle intègre le jury des AFRIMA, représentant la diaspora (Amérique du Nord).

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Charles Tabu de la République Démocratique du Congo, directeur artistique, chef des relations publiques, dirigeant de la structure Jeericho Entertainment, M. Tabu va établir ses fonctions sur l’Afrique centrale au sein du jury des AFRIMA.

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La Côte d’Ivoire fait ses débuts par le biais de la nomination de David Tayorault. Il a commencé sa carrière musicale en tant qu’animateur avant de passer à la production musicale, il a révélé de nombreux talents à l’international. Il est membre du jury des AFRIMA pour l’Afrique de l’Ouest (Francophone).

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De même, Joett, un célèbre auteur-compositeur et entraîneur vocal en Tanzanie prendra la juridiction pour l’Afrique de l’Est.

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Olisa Adibua du Nigéria, est le cinquième nouveau membre qui rejoint l’équipe et représente l’Afrique de l’Ouest (Anglophone). M. Adibua est un vétéran des médias, du divertissement et de la musique.

En partenariat avec l’Union africaine, Les All Africa Music Awards sont centrés sur la promotion et la commercialisation de la musique africaine et est le plus grand rassemblement en Afrique. L’évènement doit se tenir entre le 9 novembre et le 12 novembre et sera diffusé dans plus de 80 pays à travers le monde.

 

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Dakar Célèbre Le Chic

Dans le cadre du programme Artist Playgroud by Pullman, la capitale sénégalaise regroupe le meilleur de la création africaine dans une exposition inédite.

Jusqu’au 31 juillet, le prestigieux hôtel Pullman Dakar Terenga est le théâtre de l’exposition inédite, « Africa Chic » regroupant le meilleur de la création africaine, pour mettre en lumière le dynamisme de la scène mode et design du continent. C’est l’occasion pour des stylistes confirmés ou des artistes émergents de faire découvrir leurs dernières créations et leurs œuvres d’art.

Cinq stylistes étaient à l’honneur cette année : Adama Amanda Ndiaye, alias Adama Paris, à l’origine de la Dakar Fashion Week, Africa Fashion Awards et la Black Fashion Week.

Le styliste Elie Kuamé, que vous avez pu retrouver dans le programme Be My Guest, présenté par Konnie Touré. Oumou Sy, costumière, styliste, créatrice de bijoux et décoratrice sénégalaise qui a collaboré avec les plus grands cinéastes africains. Le styliste marocain Karim Tassi qui a fondé sa marque en 1999 et dont la dernière collection « Pink Safari » rend hommage à tout le continent et à sa richesse. Sans oublier Sakia Lek, styliste congolaise originaire de Brazzaville dont la réputation n’est plus à faire, qui enchaîne les manifestations autour de la mode.

Pour la soirée d’inauguration qui a eu lieu le 28 juin dernier, l’hôtel de la capitale s’est transformé en véritable podium où la styliste Loza Maléombho a pu présenter ses pièces uniques et très colorées. Les mannequins ont pu défiler sur le bar du Lounge Terenga, alors transformé en podium. Les invités ont également pu découvrir les magnifiques clichés du photographe Omar Victor Diop ainsi que les œuvres en céramiques de Faty Ly.

Un art corner pour les artistes et la clientèle

Le programme Artist playground by Pullman a également offert la possibilité à l’hôtel Pullman de créer un arts corner permettant aux artistes et stylistes d’exposer leurs créations, de créer un lien et une interaction avec la clientèle. Lives performances et workshops sont venus renforcer le désir du Pullman Dakar Terenga de devenir un haut lieu arty de la capitale.

Des projets qui vont s’étendre tout le mois d’août

Si l’exposition « Africa Chic » se termine le 31 juillet, les activités de l’hôtel continuent avec l’inauguration, au mois d’août, d’un concept-store pour Aissa Dione, designer textile. S’en suivra également, un Time for live avec le groupe de rap sénégalais, Daara J Family. Une expérience qui avait déjà porté ses fruits les années précédentes avec Marema, Cheick Lo, Tony Allen ou encore Jowee Omicil.

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Zoom Sur L’Actrice Américaine Logan Browning

Elle s’illustre depuis quelques mois dans la série « Dear White People », découvrez 4 choses à savoir sur Logan Browning, une des stars montantes du petit écran.

De Bratz à Dear White People

Originaire d’Atlanta aux États-Unis, Logan Browning s’est fait connaître en jouant le rôle de Sasha dans le film Bratz : In-sé-pa-rables ! en 2007. Elle enchaîne ensuite les petits rôles comme celui de Brianna Ortiz dans la série Meet the Browns. En 2013, elle déroche le rôle récurrent de Jelena Howard dans Hit The Floor.

C’est réellement cette année que la carrière de Logan Browning prend un nouveau tournant avec la série engagée Dear White People diffusée sur Netflix. Elle y interprète l’un des rôles principaux, Samantha White.

La série, pourtant très attendue, a débarqué sur un fond de polémique : taxée de racisme anti-blanc. En effet, elle revient sur le phénomène du « black face », de l’appropriation culturelle et du racisme dans les universités de la Ivy League, qui comptent parmi les plus prestigieuses des États-Unis.

Elle a dû apprendre à danser pour un rôle

N’étant pas une danseuse professionnelle, Logan Browning a dû suivre des cours pour interpréter le rôle de Jelena Howard dans la série américaine Hit The Floor. Castée pour ses talents d’actrice, elle a suivi un entrainement intensif de près de huit mois avant de pouvoir tourner dans la série.

Pour ses boucles, elle utilise DivaCurl

Dans une vidéo réalisée par le magazine Vogue, Logan Browning dévoile ses secrets de beauté pour avoir de belles boucles comme les siennes. A l’aide de sa brosse Denman, elle utilise sous la douche la gamme Decadance de DevaCurls, mais surtout le B-Leave in et le gel Ultra Defining.

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Elle applique d’abord le leave in, puis le gel par section en démêlant avec les doigts. Une fois le tout appliqué, elle utilise un sèche-cheveux muni d’un diffuseur. Sans les toucher, elle laisse sécher ses cheveux à l’air, naturellement. C’est seulement à la fin qu’elle les « crunche » avec le diffuseur. Enfin, elle retourne ses cheveux au-dessus de sa tête et secoue ses boucles pour créer davantage de volume.

Côté maquillage, elle aime la simplicité

Sourcils, mascara, poudre et rouge à lèvres sont les quatre essentiels beauté de Logan Browning. Un combo simple et à la portée de tous qu’elle a également révélé au magazine Vogue.

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« La Vie de Château » Le Film Évènement Sur Les Salons De Coiffure Afro de Paris

« La vie de Château » le film évènement sur les salons de coiffure afro de Paris

Le quartier de Château d’Eau dans le 10eme arrondissement de Paris est réputé pour ses nombreux salons de coiffures et boutiques afro. C’est sans doute l’ambiance qui règne autour de ce lieu qui a inspiré Cédric Ido et le réalisateur burkinabé Modi Barry pour tourner leur dernier film. Intitulé La Vie de Château, cette comédie au coeur de Château d’Eau raconte l’histoire de Charles, le chef de file d’un groupe de racoleurs. Ce dernier est en pleine ascension sociale!

« Ma chérie tu veux coiffer? », « Tu veux faire les ongles? »

C’est le quotidien de toutes les femmes africaines se baladant aux alentours des stations de métro Château d’Eau, Gare de l’Est ou Strasbourg St-Denis. Les racoleurs vont à leur rencontre toute la journée pour attirer le maximum de clientes.

Jacky Ido incarnera le personnage principal « Le Prince Charles ». Il sera entouré de la comédienne Tatiana Rojo (Le Crocodile du Botswanga), Jean Baptiste Anoumon (Paulette) ou encore Ralph Amoussou (La Fine Equipe).

A noter que Jacky Ido n’en est pas à son coup d’essai, il a à son actif une filmographie de taille tel que Inglorious Basterds ou encore Taxi Brooklyn.
Rendez-vous le 9 août prochain pour découvrir La Vie de Château !

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Ava DuVernay Signe Une nouvelle Série Sur Netflix

La réalisatrice de Selma (2014), n’a pas fini de mettre en lumières les nombreuses erreurs judiciaires du système américain. Après 13th, s’attaquant aux centres pénitenciers privés, au phénomène d’incarcération de masse des Noirs-Américains et au système judiciaire, Ava DuVernay resigne pour Netflix une mini-série.

Dans sa ligne de mire, cette fois-ci : la célèbre affaire des Cinq de Central Park qui avait déferlé la chronique au printemps 89 lors des faits, puis entre 2000 et 2014.

Des incarcérations injustifiées et précipitées

New York, fin 80, est plongée dans une guerre des gangs où le crack circule en toute liberté, les tensions raciales sont plus que palpables et l’écart entre les riches et les pauvres est de plus en plus croissant. New York n’est plus une ville sure et la criminalité fait rage.

En Avril 1989, Trisha Meili, banquière d’affaires de 28 ans, se fait sauvagement agressée et violée dans le célèbre Central Park. Un groupe de cinq jeunes, âgés entre 14 et 16 ans, noirs ou hispaniques et habitant Harlem, sont reconnus coupables du crime sans preuves tangibles. En effet, la victime laissée pour morte n’avait gardé aucun souvenir de son agression. Pourtant, quelques heures plus tard, Antron McCray, Kevin Richardson, Yusef Salaam, Raymond Santana et Korey Wise se retrouvent longuement interrogés, sans la présence d’un avocat ou d’un parent par la police new-yorkaise. Ils se retrouvent ensuite derrière les barreaux, sans aucune preuve de leur culpabilité pour des peines allant de cinq à quinze ans de prison ferme.

Ce n’est qu’au début des années 2000 que l’affaire prend un nouveau tournant. Matias Reyes, un violeur en série connu sous le nom du « tailladeur de l’East-End », avoue être l’auteur de l’agression physique et sexuelle de Trisha Meili. Le dernier des cinq innocents est alors libéré sur le champ.

Une erreur judiciaire à 41 millions de dollars

Mais les cinq hommes, que l’on surnomme maintenant les « Cinq innocents de Central Park » ne comptent pas en rester là. Bien qu’ils ont en majorité refait leur vie 25 après les faits, leur jeunesse a été brisée et leur séjour en prison a été un enfer. Le traitement réservé aux violeurs par les autres détenus étant parmi les pires. Ils décident de poursuivre la ville de New York en justice et de réclamer réparation en 2003.

Ce n’est qu’en 2014 après l’élection du nouveau maire, Bill de Blasio, qu’Antron McCray, Kevin Richardson, Yusef Salaam, Raymond Santana et Korey Wise obtiennent gain de cause et la ville est condamnée à leur verser environ 1 million de dollars chacun pour chaque année passée derrière les barreaux. En tout, la ville de New York leur versera 41 millions de dollars (près de 36 millions d’euros). « Grâce à l’accord d’un juge fédéral, nous pouvons enfin classer cette affaire; ces cinq hommes et leur famille commencer à guérir leurs blessures et aller de l’avant » avait alors déclaré le maire.

Une mini-série de cinq épisodes

Pour retracer cette histoire, éclaircir les faits et dénoncer les erreurs commises, Ava DuVernay écrira et dirigera cinq épisodes, chacun se concentrant sur l’un des cinq accusés. Elle collaborera sur ce projet avec, autre autres, Oprah Winfrey qui portera la casquette de productrice.

Ava DuVernay et Oprah Winfrey netflix

« Travailler avec Netflix sur 13th a été une expérience extraordinaire et je suis plus que ravie d’avoir l’opportunité de poursuivre cette exploration du système pénal américain que je vois comme un projet narratif » a-t-elle déclaré lors d’un communiqué de presse. « L’histoire de ces hommes connus comme les « Central Park Five » me poursuit depuis deux décennies. Nous avons été témoins du parcours de ces cinq jeunes hommes de couleur innocents qui ont rencontré l’injustice à chaque étape – des confessions forcées à leurs injustes incarcérations en passant par un appel public à leur exécution par celui qui allait devenir le Président des États-Unis. » En effet, Donald Trump avait profité de l’affaire à l’époque pour réclamer la réhabilitation de la peine de mort.

La mini-série est prévue pour 2019 sur Netflix, mais vous pouvez y retrouver dès maintenant 13th.

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RETOUR À L’ÉCRAN DE 3 DES SÉRIES LES PLUS ENGAGÉES DE L’HEURE

On les aime parce qu’elles interpellent avec humour et justesse des sujets délicats mais surtout actuels. Zoom sur ces séries engagées qui font leur grand retour avec de nouvelles saisons !

Le racisme aux États-Unis, la place de la femme noire à l’écran, dans le milieu professionnel ou dans la société, ces séries engagées abordent tous les sujets. Top 3 des nouvelles saisons de nos séries préférées à regarder sans modération.

On pensait qu’Issa et sa meilleure amie Molly (Yvonne Orji) remonteraient la pente mais de nouvelles galères les attendent ! Les 8 épisodes de la saison 2 diffusés sur HBO s’annoncent compliqués, amusants et comme toujours authentiques. Insecure veut refléter la vie sentimentale et professionnelle d’une femme noire de 30 ans aux États-Unis. Si le parcours de ces femmes africaines-américaines est semé de plus d’embuches que les autres, elles arrivent tout de même à profiter de la vie et à en rire.

La série produite, co-écrite et jouée par Issa Rae, revient avec de nouvelles rencontres : Lawrence, son ex, lui en veut toujours après ce qu’elle a fait avec le séduisant Daniel. Alors officiellement célibataire, Issa va devoir affronter le monde du dating et… ce n’est pas gagné !

Heureusement que son amitié avec Molly reste solide. La jeune femme, victime de racisme dans son entreprise qui embauche majoritairement des hommes blancs, sera d’ailleurs confrontée à un réel cas de conscience. On attend le 23 juillet avec impatience ! En France, Insecure est disponible sur OCS, regardez la bande annonce sans plus attendre :

Insecure Saison 2

INSECURE S1 EP3

Dear White People

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Les étudiants de la Winchester University reviennent pour une saison 2 ! Après l’annulation de plusieurs séries telles que The Get Down sur Netflix, la plateforme américaine a annoncé le retour de Dear White People. Excellente nouvelle car cette comédie satirique est essentielle. A travers le personnage de Sam, une jeune étudiante africaine-américaine jouée par Logan Browning, le public est amené à réfléchir sur le racisme et les stéréotypes que subissent ces étudiants noirs à l’université, contrairement à leur « chers amis blancs ». Si le téléspectateur ne partage pas les opinions et les émotions que Sam livre dans son émission de radio « Dear White People », il peut néanmoins comprendre la révolte qui l’anime et ouvrir les yeux sur certains points importants : la représentation, l’identité et la discrimination.

Inspirée du film éponyme sorti en 2014, Dear White People est une comédie qui appuie sur des questions sensibles de manière intelligente et drôle. En février dernier, le premier teaser de la série avait créé une polémique, taxé de racisme anti-blanc.

La saison 2 est quand même confirmée et se composera de 10 épisodes. La production débutera avant la fin de l’année pour un retour en 2018 !

Queen Sugar

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Il n’est pas trop tard pour suivre les aventures de la famille Bordelon, revenue pour la saison 2 de Queen Sugar depuis le 20 juin ! Des relations creusées et fascisantes, des personnages émouvants et attachants, une intrigue qui rend accro travaillée par les talentueuses Ava Duvernay et Oprah Winfrey.

Représentation de la femme noire, adultère, traitement du viol… Queen Sugar révèle les péripéties de deux sœurs et un frère, interprété par Kofi Siriboe – qui se réjouit de toutes ces professionnelles africaines-américaines qui l’entourent au quotidien. Suite à un tragique événement, cette fratrie hérite des 300 hectares de champs de canne à sucre de leur père décédé. Laissez-vous convaincre par ce trailer (beaucoup trop ) captivant.

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L’ACADÉMIE DES OSCARS DIVERSIFIE SES MEMBRES

Ils vont pouvoir voter aux Oscars. Pour atteindre ses objectifs de diversité, l’Académie des Oscars a dévoilé une liste de 774 nouveaux membres, découvrez la promotion 2017.

Vive le progrès ! On retrouve parmi ces nouveaux membres : Omar Sy la personnalité préférée des Français vu dans le cultissime Intouchables et le film Inferno, Barry Jenkins, le réalisateur oscarisé de Moonlight mais aussi l’actrice Leslie Jones, Zoe Kravitz, l’Africaine-Américaine Naomie Harris, ou encore Sanaa Lathan. Les acteurs de Hidden Figures Janelle Monáe et Aldis Hodge sont également sur la liste. Sans oublier le célèbre Dwaynes Johnson et Jordan Peele, le réalisateur de Get Out.

 

Une diversité en évolution

Après la polémique des #OscarsSoWhite en 2016, l’Académie tient à respecter ses promesses et à diversifier les rangs de ses votants. Elle se veut plus ouverte et plus représentative avec cette classe 2017 issue de 57 pays différents. L’Académie des Oscars accueille, cette année, 30% de personnalités non blanches : une augmentation de 331% comparé à 2015. Les femmes représentent 39% de la promotion (augmentation de 339%).

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Crédit photo : AMPAS

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Crédit photo : AMPAS

La 90ème cérémonie des Oscars aura lieu le 4 mars 2018. Les nominations seront annoncées le 23 janvier.

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IBRAHIM KOMA « On voit très peu de cinéma africain dans les salles. C’est un constat qui me dérange et j’espère que ça va changer »

A l’affiche de deux films tournés en Afrique, Wallay de Bernie Goldblat, et Wùlu, le thriller malien signé Daouda Coulibaly, Ibrahim Koma est à un tournant de sa carrière. Entretien.

L’acteur franco-malien de 29 ans porte le film de Daouda Coulibaly de bout en bout. Magnétique à l’écran, Ibrahim Koma fait partie de ces acteurs à l’intensité rare. Chez lui, tout passe par le regard, l’expressivité, le corps, la gestuelle. Le jeu est subtil, jamais outrancier. Et pourtant, on se laisse happer par le personnage, et gagner par les émotions.

Le comédien nous embarque avec lui dans le bouillonnement incessant et la dureté des conditions de vie pour la jeunesse de Bamako dans Wùlu. Un thriller malien où il campe le personnage de Ladji, un chauffeur de taxi-brousse qui sombre dans le narcotrafic pour subvenir aux besoins de sa sœur Aminata (Inna Modja).

Mais aussi au cœur d’un village reculé du Burkina Faso dans le film initiatique, Wallay, où il joue, avec autant de profondeur, le cousin initié d’un ado métis, Ady, en quête d’identité dans son pays d’origine. Avec ces deux productions afro-européennes, Ibrahim Koma prouve l’étendue de son jeu et confirme qu’à quasi 30 ans, il a fait le choix de défendre le cinéma.

Vous jouez dans deux productions afro-européennes, deux films tournés en Afrique. C’était important pour vous de défendre le cinéma africain ?

Je suis acteur, je passe des castings et je fonctionne avant tout par rapport à l’histoire. Mais pour le coup, oui, il y avait quelque chose à défendre avec Wùlu et Wallay. A la base je défends un rôle. Pour autant, le fait d’avoir joué dans deux films qui se passent en Afrique, à ce moment là de ma carrière, est une bonne chose. J’ai eu le sentiment de pouvoir participer au développement du cinéma en Afrique. C’était important.

Quel regard portez-vous sur la sous-représentation du cinéma africain lors de la dernière cérémonie de Cannes ?

On voit très peu de cinéma africain dans les salles déjà. C’est un constat qui me dérange et j’espère que ça va changer. Idem pour Cannes, il faut que cela évolue. Au fond de moi, je suis irrité, j’aimerais que ça change. Mais pour l’instant, c’est à nous de nous battre et de faire en sorte que les choses avancent.

Wallay a été particulièrement visible dans différents festivals, notamment au Fespaco de Ouagadougou. Festival où vous avez remporté le prix d’interprétation masculine pour Wùlu. Qu’est-ce que ça vous a fait d’avoir été récompensé là-bas ?

C’était une bonne surprise et une fierté de recevoir le prix en Afrique. Je me suis senti accueilli. J’avais des appréhensions par rapport au fait que je sois français. j’avais peur de souffrir d’un manque de crédibilité et de légitimité. Alors je l’ai vraiment pris comme une reconnaissance.

Vous êtes né à Paris et avez grandi à Antony. Vos parents et votre frère sont maliens de Bamako. Quel est votre rapport à la double culture : thème central de Wallay ?

C’est une vaste question. Je suis dedans, donc je n’ai jamais vraiment pris de recul. Je le vis de manière positive. Mais le rapport à la double culture suscite énormément de questionnements identitaires. Certains vont revendiquer leur pays d’origine, d’autres le pays qui les a vu naître. Quand je parle de mon identité, je préfère dire que je suis un Malien de France. Parce que mon identité française est là, et mon identité malienne aussi, grâce à mes parents. J’essaie d’éviter de rester assis entre les deux chaises.

Wùlu a été tourné en Bambara. C’est la langue qui dominait à la maison ou l’avez-vous apprise pour les besoins du film ?

Moi je suis Soninké. Du coup, je ne parlais pas du tout le Bambara ! Il a fallu que j’apprenne tous les dialogues. J’ai eu besoin de quelques mois d’apprentissage en travaillant avec un coach. Raison pour laquelle j’étais d’autant plus fier quand j’ai reçu le prix d’interprétation. Ça fait toujours plaisir de pouvoir faire la blague (rires) !

L’action de Wùlu se passe au Mali, à Bamako. Quel est votre rapport au Mali ? Y allez-vous régulièrement ?

Ça faisait quand même pas mal d’années que je n’y étais pas allé. Je connaissais le Mali, du moins Bamako, à travers ma mère et ma grand-mère. Pour les besoins du film, j’y suis retourné, et je me suis très vite senti comme un Bamakois. Alors qu’à la base je ne connais personne ! Je me suis fait plein d’amis, j’ai vraiment eu l’impression de nouer un lien avec le Mali que je n’avais pas avant.

Qu’est-ce qui vous a séduit à la lecture des scenarii de Wùlu et Wallay ?

La vérité du sujet. S’agissant le Wùlu, je ne connaissais pas très bien le crime organisé en Afrique. A la lecture du scénario, j’étais stupéfait par la situation. Je suis toujours séduit quand j’ai un personnage entre les mains à travers lequel je vais pouvoir défendre quelque chose et montrer que je suis un acteur. Et ça, c’est ma première motivation.

Dans Wùlu, on est témoin d’un Mali en crise, où il n’y a pas beaucoup d’espoir pour la jeunesse…

J’avais déjà conscience que la situation était dure, surtout pour la jeunesse. Là-bas, tu rencontres des jeunes le matin en train de boire leur petit thé, tu les recroises le soir et ils n’ont pas bougé. T’as l’impression qu’ils ne font rien, mais ce n’est pas vrai. La plupart d’entre eux se battent comme ils peuvent. C’est une situation que j’ai constaté.

Dans Wallay, il y a cette quête identitaire chez le petit Ady. Tandis que la crise identitaire va se retrouver dans Wùlu à travers le personnage d’Aminata qui, une fois confortable, veut vivre à l’européenne, à l’occidental, quitte à oublier d’où elle vient…

Pour moi, le personnage d’Aminata, il y en a partout. A commencer par la France. C’est une fille qui a beaucoup souffert. Elle a envie de profiter après tant de souffrance, et elle veut tout, tout de suite. Ce genre de personnalité, on la retrouve partout… Ladji, lui, est quelqu’un qui a les valeurs du travail, et qui souhaite être sur le droit chemin.

WALLAY, un film de Bernie Goldblat

WÙLU, un Thriller de Daouda Coulibaly