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Sembène Ousmane, Figure Majeure de l’Afrique Contemporaine

Ousmane Sembène né le 1er janvier 1923 à Ziguinchor au Sénégal, est un écrivain, réalisateur, acteur et scénariste majeur de l’Afrique contemporaine, connu pour ses aspects militants sur les questions politiques et sociales.

En 1946, il embarque clandestinement pour la France et débarque à Marseille, où il vit de différents petits travaux. Il est notamment docker au port de Marseille pendant dix ans. Il adhère à la CGT et au Parti communiste français. Il milite contre la guerre en Indochine et pour l’indépendance de l’Algérie.

En 1956, il publie son premier roman, Le Docker noir qui relate son expérience de docker. Puis en 1957 il publie Ô pays, mon beau peuple. En 1960, il publie un nouveau roman, les Bouts de bois de Dieu qui raconte l’histoire de la grève des cheminots en 1947-1948 du Dakar-Niger, la ligne de chemin de fer qui relie Dakar à Bamako. L’histoire se déroule parallèlement à Dakar, Thiès et Bamako sur fond de colonialisme et de lutte des cheminots pour accéder aux mêmes droits que les cheminots français.

En 1960, l’année de l’indépendance du Soudan français — qui devient le Mali — et du Sénégal, Ousmane Sembène rentre en Afrique. Il voyage à travers différents pays : le Mali, la Guinée, le Congo. Il commence à penser au cinéma, pour donner une autre image de l’Afrique, voulant montrer la réalité à travers les masques, les danses, les représentations.

En 1961, il entre dans une école de cinéma à Moscou. Il réalise dès 1962 son premier court-métrage Borom Saret (le charretier), suivi en 1964 par Niaye. Sembène revendique un cinéma militant et va lui-même de village en village, parcourant l’Afrique, pour montrer ses films et transmettre son message.

Le 9 novembre 2006, quelques mois avant sa mort, il reçoit, à la résidence de l’ambassadeur de France à Dakar, les insignes d’officier dans l’ordre de la Légion d’honneur de la République française.

Malade depuis plusieurs mois, il meurt à l’âge de 84 ans à son domicile à Yoff le 9 juin 2007. Il est inhumé au cimetière musulman de Yoff.

Sembène est auteur de plusieurs oeuvres littéraires auxquelles s’ajoute une abondante filmographie.

Romans
1956 : Le Docker noir
1957 : Ô pays, mon beau peuple
1960 : Les Bouts de bois de Dieu
1962 : Voltaïque
1964 : L’Harmattan
1965 : Le Mandat
1966 : Vehi-Ciosane, ou, Blanche-Genèse ; suivi du Mandat, Présence africaine, réed. 2000
1973 : Xala, Présence africaine, rééd. 1995
1981 : Le Dernier de l’EmpireNote 1.
1987 : Niiwam, suivi de Taaw, Présence africaine

Filmographie

Réalisateur et scénariste
Courts métrages
1963 : Borom Sarret
1963 : L’Empire songhay (documentaire)
1964 : Niaye
1970 : Taaw

Longs métrages

1966 : La Noire de…
1968 : Le Mandat (Mandabi)
1971 : Emitaï (Dieu du tonnerre)
1974 : Xala
1977 : Ceddo (+ acteur)
1987 : Camp de Thiaroye
1992 : Guelwaar
2000 : Faat Kiné
2003 : Moolaadé

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Michael Jackson, Remember The King

Il aurait eu 59 ans en 2017, Michael Jackson surnommé « le Roi de la Pop » est certainement l’artiste le plus populaire de toute l’industrie du spectacle selon Rock’n Roll Hall of Fame. Le livre guiness des records le présente comme étant l’artiste de variété le plus couronné de succès de tous les temps

Né le 29 Août 1958 à Gary dans l’Indiana, Michael Jackson débute sa carrière professionnelle à onze ans au sein des Jackson Five, groupe formé par ses frères aînés. Bien que faisant encore parti du groupe, il démare une carrière solo en 1971.  Dans les Années 80, il révolutionne l’industrie musicale et en devient une des figures majeures grace à ses clips musicaux comparables à des courts-métrages de cinéma. Billie Jean, Thriller, Bad en font parti.

Au cours de ses nombreuses apparitions sur scène, le Roi de la Pop impressionne par sa maitrise de nombreux pas de danse, faisant du moonwalk sa signature. Il réussit à fusionner plusieurs genres musicaux dont la Funk, le Rock, la Soul pour en faire un genre vocal et musical qui continue d’influencer le Hip hop, la Pop et le R’N’B contemporain.

Pour l’ensemble de sa carrière, les ventes des singles et albums s’élèvent à près d’un milliard d’exemplaires, le classant au troisième rang des plus grosses ventes de disque de tous les temps après Les Beatles et Elvis Prestley.

Estimé entre  51 et 65 millions d’exemplaires Thriller est l’album le plus vendu de l’histoire. Aux États-Unis, il est le premier et seul abum a avoir été certifié 32 fois disque de platine par la RIAA (Recording Industry Association of América).

Michael a remporté plus de titres que n’importe quel autre chanteur, en 2000 à Monte-Carlo, le titre Millenium Award lui est décerné en présence du Prince Albert dans la catégorie des Best Selling Recording Artist Of All The Time (artiste ayant vendu le plus d’album de tous les temps).

Le surdoué de la famille Jackson a aussi un coeur en or. Il n’ hésite pas à depenser plus de 400 millions de dollars dans des oeuvres caritatives. Toutefois, au déla du recours à la chirurgie esthétique jugé excéssif, la vie du « King » fut entachée par deux plaintes pour abus sexuel sur mineur qui du reste n’ont jamais prospéré. En 2010, le FBI rend public le dossier de l’artiste où les autorités indiquent n’avoir trouvé aucune preuve de nature à conforter les accusations passées.

Le 25 Juin 2009, l’icône mondiale de la musique décède d’une overdose de médicaments en plein préparatifs de la série de concert This Is It qui devait se dérouler à Londres. Le docteur Murray, son médécin personnel sera reconnu coupable d’homicide involontaire par un tribunal de Los Angeles. De cette immense star on ne dira qu’une chose, il est venu, il a vécu, il a vaincu.

 

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Wes Madiko

Wes Madiko est un artiste musicien Camerounais né le 15 Janvier 1964 à Moutaba, petite localité située à proximité de Douala, la capitale économique du Cameroun.

En 1974, en pleine adolescence, Wes débute sa carrière au sein du groupe Kwa Kwassi, composé de jeunes initiés à l’art et l’histoire Bantou.

Treize ans plus tard, il s’envole pour l’Europe , après un concert mémorable du groupe Kwa Kwassi.

En 1992, alors qu’il est en tournée de promotion de l’album Roots aux États-Unis, il fait une rencontre déterminante qui donnera une nouvelle dimension à sa carrière.

Michel Sanchez puisqu’il s’agit de lui, entame avec Wes Madiko, une collaboration qui aboutira à la production de l’album Welenga, premier succès international de Wes.

En 1997, Alane, la chanson phare de l’album Welenga est désignée tube de l’été en Europe. Wes Madiko devient alors le second musicien africain à remporter un disque de diamant en France, après Khaled.

Wes est aussi connu pour son grand coeur, il n’hésite pas à apporter sa participation aux oeuvres sociales.

Sur le plan personnel, sa vie restera à jamais marquée par la disparition de son père et son frère.

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Francis Bebey

Francis Bebey est un auteur-compositeur, musicien et écrivain camerounais né le 15 Juillet 1929 à Douala.

Il débute sa carrière professionnelle comme journaliste, en Afrique. Et s’envole ensuite pour la France où, il sera recruté par Radio France Internationale (RFI).

Quelques années après, il intègre l’UNESCO, comme Directeur du programme de musique. C’est à cette époque qu’il s’engage en Littérature. Il écrira de nombreux ouvrages parmi lesquels, « Le fils d’Agatha Moudio » qui sera Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire en 1968.

Sur le plan musical, Francis Bebey sort son premier album « Idiba » en 1972. Deux ans plus tard, il décide d’abandonner ses autres activités pour se consacrer uniquement à la musique.

Ses premiers succès sont des chansons humouristiques telles que Agatha, la condition masculine, les divorcés pygmés, les gaulois (prix de la chanson Française décerné par la SACEM en 1977).

Il fera d’autres compositions plus poétiques, accompagnées d’instruments traditionnels du Cameroun. Francis Bebey se produira dans les plus prestigieuses salles de spectacle du Monde.

Il décède le 28 Mai 2001 à Paris, de suite d’un arrêt cardiaque.

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Bébé Manga

Bébé Manga de son vrai nom Élizabeth Bessem Ayamo Manga, est une chanteuse camerounaise de makossa née le 24 Novembre 1948 à Mamfé.

Elle fut surnommée « Bébé » par ses fans ivoiriens à cause de sa voix très fine, semblable à celle d’un enfant.

Bébé Manga débute sa carrière musicale en 1975 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Elle se produit dans les boites de nuit de la capitale politique ivoirienne et se fait rapidement un nom. Ensuite, elle entame la tournée des pays africains.

Dans la décennie 80, elle va reprendre un vieux tube datant des années 60 intitulé « Ami » de l’auteur compositeur camerounais Ebanda Manfred. Cette chanson qu’elle transforme en « Amiyo » connaitra un immense succès, qui apporte à Bébé Manga la reconnaissance internationale.

Après cette période glorieuse, Bébé Manga ne fera plus que quelques apparitions sporadiques sur la scène musicale camerounaise et africaine. Notamment, avec Manu Dibango dans l’album Safari vers la fin de la décennie 90.

Elle décède, le 1 Juillet 2011 à Douala de suite d’un arrêt cardiaque.

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Bob Marley, 35 ans Déjà

Bob Marley né Robert Nesta Marley le 6 février 1945 à nine miles (Jamaïque) d’une mère noire jamaïcaine Cadella Malcom et d’un père blanc d’origine anglaise né en Jamaïque Norval Sinclair Marley. C’est un auteur-compositeur,
interprète, chanteur et musicien jamaïcain.

Robert a très peu connu son père souvent en voyage mais qui apportait son soutien financier à Cadella et son fils.

À l’adolescence, Bob Marley quitte la misère de la campagne pour celle du ghetto de Trechtown à Kingston.
Ayant quitté l’école à 14 ans, il y rencontre quelques futures célébrités dont un certain Peter Tosh avec qui il chante des cantiques et des succès de soul américaine qu’ils entendent sur les radios de Miami. Le chanteur Joe Higgs leur donne des cours de chants. Bob Marley enregistre sa première chanson « Judge Not » pour le producteur Leslie Kong du label Beverly’s en 1962 à 14 ans.
En 1963, il forme avec Junior Braithwaith, Peter Tosh et Bunny Wailer le groupe vocal « The wailers » (les gémisseurs).

Vers le milieu des années 60, le rocksteady succède au ska. Plus lent et chaloupé que ce dernier, le rocksteady marque une étape dans l’évolution de la musique jamaicaine qui s’affranchit de plus en plus des rythmiques rapides du ska.

Reprenant la soul-americaine et le rhythm and blues, le style est marqué par plus de chants et de clavier que de cuivre. Les chansons reprennent les thèmes d’amour et de religion et les paroles s’imprègnent peu à peu de croyances rastafari. Les chanteurs s’adressent à la jeunesse et aux rudes boys des ghettos, et tentent de leurs donner espoir.

Le lendemain de son mariage avec Rita, Bob Marley part rejoindre sa mère aux États-Unis. Il travaille à l’hôtel Dupont tout en continuant à écrire des chansons.

Il fait la connaissance du mouvement rastafari au contact de Planno Mortimer, un rasta jamaïcain d’origine Cubaine qui a rencontré Hailé Sélassié au début des années 60. Bob Marley se sent accepté par ce mouvement, lui le métis clair rejeté par ses frères noirs jamaïcains.

Sans ressources, Bob Marley repart aux États-Unis rejoindre sa mère en 1969, où il travaille comme ouvrier de nuit pour une usine automobile Chrysler.

Plusieurs années après, le succès n’est toujours pas au rendez-vous. Après une tournée anglaise non payée, Bunny Wailer quitte le groupe. Puis, ce sera au tour de Peter Tosh de s’en aller laissant Bob Marley à sa carrière solo.

Bob Marley va réorganiser le group. Le trio vocal Rita Marley, Marcia Griffiths et Judy Mowatt prend en charge les choeurs. Plusieurs autres musiciens rejoindront le groupe par la suite.

Le 18 Juillet 1975 à Londres, les wailers enregistrent l’album « Live » qui contient leur premier succès international « No Woman No Cry », où il console une femme affectée par la violence des ghettos. Ensuite viendra « Rastaman Vibrations » qui sera l’album le plus vendu de Bob Marley de son vivant et son premier succès américain.

Le 3 décembre 1976, à la demande du premier ministre Jamaïcain de l’époque Michael Manley, un grand concert en plein air intitulé « Smiley Jamaïca » est organisé a Kingston. Mais peu avant le concert, Bob Marley sera victime d’une fusillade a son domicile. Une balle effleure sa poitrine et vient se loger dans son bras, une autre touchera Rita à la tête sans la tuer.

En 1980 suite à une perte de connaissance lors d’un jogging à Central Parc, Bob Marley passe un examen aux rayons X. On lui découvre cinq tumeurs, son cancer s’est généralisé. Il ne dit rien à son entourage et continue ses concerts dont celui au Bourget en Seine-Saint-Denis en France, le 3 juillet 1980 qui rassemble plus de 50 000 personnes.

Vers la fin de sa vie, Bob Marley souhaite terminer ses jours en Jamaïque, mais il est placé sous soins intensifs, très affaiblie pour effectuer un voyage en avion. Il meurt le 11 Mai 1981 à l’hôpital Césars Lebanon de Miami.

Bob Marley à fait découvrir au monde le raggae, une riche dérivé du blues qui à considérablement influencé la musique occidentale.

Il rencontre de son vivant, un succès mondial et reste à ce jour le musicien le plus connu et le plus vénéré du raggae, tout en étant considéré comme celui qui a fait connaitre à la musique jamaïcaine et au mouvement rastafari une audience planétaire.

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Manu Dibango

Emanuel N’Djoke Dibango, dit Manu Dibango, est né à Douala au Cameroun, le 12 Décembre 1933. De père yabassi et de mère douala, sa famille est de confession protestante et sa mère dirige une chorale.

En 1949, il se rend à Saint-Calais, dans le nord de la France, poursuivre ses études et passer son bac. C’est à Chartre qu’il découvre le jazz au début des années 50. Il apprend le piano, puis le saxophone, et commence à se produire sur scène. Son père désapprouve son style de vie et lui coupe les vivres en 1956.
C’est à Bruxelles qu’il rencontre sa femme Coco et que son jazz s’africanise au contact du milieu congolais belge. Joseph Kabassele Tshamala dit grand Kalle l’engage dans son orchestre et ils enregistrent plusieurs disques qui remportent du succès en Afrique et les emmenent à Kinshasa au Congo où Manu lance le twist en 1962 dans sa propre boite. Le succès est phénoménal. Mais le musicien ne s’y sent pas bien et décide de retourner en France.

En 1967, Manu Dibango trône à la tête de son premier big band et développe son style musical novateur pour une série d’émissions télévisés avec des acteurs comme Dick Rivers ou Nino Ferrer, pour lequel il joue de l’orgue Hammond, puis du saxophone, et finit par diriger son orchestre.

En 1972, il enregistre la face B d’un 45 tour Soul Makossa. Manu fait la conquête des États-Unis avec une tourné qui remporte un succès retentissant.

De 1975 à 1979, il dirige à Abidjan l’orchestre de la Radio Télévision Ivoirienne. Deux ans après le décès des ses parents en 1976, il enregistre l’album Home made avec des musiciens nigérians, avant de s’envoler pour la Jamaïque. Las bas, il enregistre des sessions aux côtés de la célèbre section rythmique de reggae Sly Dunbar.

Dans les années 80, il réalise des collaborations notament avec Serge Gainsbourg. Sorti en 1982, l’album waka juju consacre son retour à l’afro-sound. Surtention (1984) offre une rencontre entre hip hop et tradition africaine.

Le 14 Mai 1986, Manu Dibango est décoré de la médaille des Arts et des Lettres par le ministre de la culture française de l’époque, Jack Lang.

En 1992, Yves Bigot lui propose d’enregistrer Wakaafrica , un album de reprise des plus grands tubes africains. Cet album parait dans le monde entier et permet a Manu de revisiter le patrimoine de la chanson en invitant les ténors tels que, Youssou Ndour, Salif Keita, Papa wemba, Angélique Kidjo, Peter Gabriel, Manu Katche… Le single Biko sera réexaminé à Atlanta par Brendan O’Brien.

La même année, il reçoit une victoire de la musique pour le deuxième volume des Négropolitaines.

L’album Lamastabastani paraît en 1996, il s’inspire de la disparition de sa femme l’année précédente. Manu enchaine deux albums, un spectacle au cotés de Ray Lema, la musique du film d’animation Kirikou et les bêtes sauvages en 2005, un album en hommage à Sydney Bechet et à la nouvelle Orléans.