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Stella McCartney Rend-Elle Hommage À La Culture Africaine ?

Pour certains, “l’hommage” de Stella McCartney lors de la Fashion Week de Paris est très mal passé…
Ce lundi 2 octobre, la marque Stella McCartney a présenté sa collection prêt-à-porter Printemps-Eté 2018 à la Fashion Week de Paris. Sur le runway, des silhouettes graphiques avec un assortiments de pantalons bouffants, de vestes à épaulettes, de volants et de froufrous. Du Stella McCartney quoi.

Mais ce qui a vraiment surpris les internautes, ce sont ces deux looks en particuliers :

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Certains d’entre vous l’ont probablement déjà vue. Cette robe est un classique des garde-robes de nombreuses femmes africaines. Au Cameroun, on l’appelle la robe Kaba, reconnaissable à sa couple ample et confortable.

Comme beaucoup de fois quand un designer occidental reprend des éléments issus de la mode voire même de la tradition africaine, le geste laisse perplexe. Stella McCartney souhaitait-elle rendre hommage à ce grand classique africain ou a-t-elle essayé de le faire passer comme fruit de sa propre création face à un public non averti ?

“Un hommage à l’Afrique mais un seul mannequin noir ?”
Sur Twitter, des internautes ont été visiblement outrés de voir les “robes de tata” en tissu Ankara atterrir sur les podiums de Paris et ont choisi de répondre à la question par d’autres interrogations.

“On parle de Stella McCartney qui utilisent des motifs Ankara, tandis qu’il n’y a qu’un seul mannequin “africain” sur son podium ?” s’interroge Amarachi Nwosu. “Comment peux-tu utiliser la culture africaine comme ‘inspiration’ mais ne pas faire d’efforts pour avoir des femmes Africaines sur ton podium ? »

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La Styliste Gabonaise Justine Adande Bien Décidée À Réussir Son Pari

Vous le constaterez dans son regard, Justine Adande est une femme déterminée. Bien décidée à devenir styliste dans un pays où l’industrie de la mode est encore en construction, elle crée sa marque de prêt-à-porter. Depuis 2013, JUTU (Just Universal Bantu) se hisse progressivement au rang des marques de référence dans l’univers de la mode gabonaise. Après un défilé remarqué à Londres au mois d’août, la styliste qui monte a accepté de répondre à nos questions.

Vous vous définissez comme une autodidacte dans la mode. Comment en êtes-vous arrivée à vous professionnaliser ?

Je me définis d’abord comme une passionnée de la Vie, du Monde, des Arts et surtout de l’Afrique. J’ai toujours nourri un intérêt certain pour la mode ; JUTU c’est d’abord un concept qui vise à valoriser nos cultures et notre héritage.

Notre Marque se veut innovante et moderne en alliant métissage, tradition et culture. Par ailleurs, nous avons à cœur de travailler avec une main-d’œuvre exclusivement africaine, du « Fait en Afrique pour les citoyens du monde entier ».

Aussi, pour me professionnaliser, j’ai commencé à prendre des cours de dessin. J’ai de bonnes inspirations mais il est souvent plus délicat de les plancher sur papier, c’est une autre paire de manches. D’autre part, je me suis entourée d’artisans qui ont le sens du détail et des finitions.

JUTU c’est d’abord une exigence au niveau de la qualité, nous prenons énormément de temps à sélectionner nos produits. Les thèmes et les tenues des différentes collections sont choisis de manière à se démarquer, tout en étant innovant et moderne afin de sublimer nos clients.

Vous avez lancé votre marque en 2013, 4 ans plus tard quel premier bilan faites-vous ?

4 ans plus tard nous en sommes à notre 5ème collection. Des collections qui ont rencontré leur public avec un succès qui va au-delà de ce que nous pouvions espérer. Avec plusieurs défilés dont un à Londres le 12 août dernier, qui a eu un franc succès et qui a suscité l’intérêt d’éventuels partenaires. C’est plutôt positif.

Avec quels types de tissus travaillez-vous principalement et pourquoi ce choix ?

Je travaille principalement le coton, le lin, la soie et la crêpe légère. En fonction des collections ou des pièces, j’y ajoute du pagne, des tissus imprimés ou de l’indigo (couleur bleu violacé) comme dans la dernière collection. JUTU symbolise le MULTICULTURALISME, de par le métissage des cultures, des styles et des matières premières. Aussi, je souhaite valoriser et mettre en exergue cette identité et ces influences africaines par le choix de ces matières premières.

Quelle est la pièce phare de votre marque ? Celle qui reflète le mieux votre vision ?

La pièce phare de ma marque est le Kimono appelé « KIMOCAPE ELLAM ». C’est un kimono réversible qui a la particularité de se porter en cape (avec ou sans ceinture), c’est une pièce 100 % Coton. Le kimono est un vêtement traditionnel japonais, et la première cape date de l’Empire romain. J’ai revisité le kimono en faisant du 2 en 1. Pour ce faire, j’ai utilisé du pagne, du coton, de la dentelle, de la soie voire de la crêpe légère pour certaines commandes. Ceci symbolise bien ma définition du multiculturalisme.

Au départ du Gabon, ce kimono a traversé différentes destinations, telles que, L’île Maurice, la Grèce, la France, Miami, New York, la Chine et même la Russie. Il est adapté pour tous types d’événements et j’en ai vendu une cinquantaine, toutes des pièces uniques.

« Notre travail est rarement encouragé et pris au sérieux par les nôtres »

Quel regard portez-vous sur le secteur de la mode au Gabon ? Peut-on en vivre ?

Aujourd’hui c’est un secteur qui se professionnalise et surtout qui se développe. J’espère que cela permettra à l’ensemble des stylistes de pouvoir en vivre. Mon opinion est qu’il y a encore certains facteurs qui relèvent plusieurs obstacles notamment :

La production: produire des pièces de qualité en quantité;
le textile: avoir du choix dans les matières premières et surtout à des prix raisonnables;
la main-d’œuvre: trouver du personnel sérieux et qualifié;
la distribution: une problématique pour le développement de ce secteur. Très peu de moyens sont mis en œuvre pour favoriser la distribution de nos produits;
les mentalités: malheureusement et sans aucun jugement de valeurs, notre travail est rarement encouragé et pris au sérieux par les nôtres.
L’Afrique fera un grand bond en avant lorsque les Africains seront solidaires et consommeront des produits « Made In Africa ».

Le 12 août dernier, vous présentiez vos créations lors de l’Africa Fashion Week à Londres (AFWL 2017). Une belle reconnaissance de vos talents de designer. Racontez-nous cette expérience.

En effet, ce fut une belle expérience et un honneur de participer à la 7ème Edition de l’Africa Fashion Week London (AFWL 2017). En tant que marque, il est très important pour nous de contribuer à tous types d’événements qui visent à promouvoir l’Afrique par des talents africains ou par le travail des Africains. Nous y avons présenté notre Collection « Eclethnik », Printemps-Eté 2018. « Eclethnik », c’est un mélange « éclectique et éthnique ». Cette collection a été inspirée par la beauté de l’indigo d’une part et le mélange d’imprimés d’autre part.

AFWL était une très belle plateforme pour montrer les diversités d’Afrique, l’influence africaine dans le monde et surtout une belle plateforme d’échanges et d’affaires. Au-delà du fait que Londres soit la 2ème capitale de la mode selon les statistiques, c’était également une opportunité pour représenter nos pays, notre culture, de ce fait notre Héritage au monde.

Le talent gabonais est de plus en plus reconnu à l’étranger. Comment expliquez-vous l’évolution de ces dernières années, notamment dans la mode ?

L’Afrique de par son essence et sa culture a toujours inspiré de nombreux artistes dont les stylistes ; et le Gabon n’échappe pas à la règle. Nous avons beaucoup de stylistes qui ont su faire un travail d’exception et aujourd’hui force est de constater que c’est un secteur qui est en train de se structurer, s’organiser et surtout se développer.

Que nous réserve JUTU pour les prochains mois ?

Aujourd’hui notre priorité est de lancer notre site internet qui permettra de retrouver l’ensemble de nos collections en ligne puis de faire des précommandes. Nous comptons aussi étendre notre réseau de distribution sur le continent africain et en Occident grâce au e-commerce. Par ailleurs, nous travaillons également à l’organisation de notre prochain défilé.

Comment et où peut-on se procurer vos créations ?

Vous pouvez trouver nos créations au Village Olamba situé à Glass en face de l’immeuble Hassan et Heijeij.

Merci Justine Adande de nous avoir fait découvrir votre marque.

Merci à vous pour votre intérêt pour notre marque, merci de nous avoir donné l’opportunité de présenter le concept JUTU. Ce fut un plaisir d’échanger avec vous.

Retrouvez JUTU sur Facebook et Instagram

Contacts : jutu[@]jutubyja.com / 07 60 84 43

 

 

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African Fashion Gate : Mettre Fin Aux Discriminations Dans L’Univers De La Mode

En marge de la fashion week de Paris, qui prendra fin le 3 octobre prochain, s’est tenu le 20 septembre l’African Fashion Gate : un défilé promouvant la diversité sur les podiums.

Rendez-vous dans une annexe du Musée des Arts Décoratifs à Paris, haut lieu de la mode et du design qui héberge en ce moment l’exposition Dior – pour le défilé African Fashion Gate : « La mode habille la paix ». A l’extérieur, les beautiful people de la diaspora attendent en rang d’oignon, flanqués de leurs plus beaux looks et de leurs smartphones pour alimenter stories et feed Instagram. En backstage, la tension bat son plein. Mannequins et créateurs sont sur le qui-vive, ajustant les dernières silhouettes avant la grand-messe.

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C’est sous l’égide de l’Italien Nicola Paparusso, activiste, fondateur et secrétaire général de l’AFG, que cet événement éthique qui entend mettre fin à la discrimination des mannequins noirs sur les podiums, a pu voir le jour à Dakar ,en 2015, avec le soutien du Ministère des affaires culturelles du Sénégal.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Lors de la fashion week printemps-été 2017, seul 10% des modèles noirs ont été castés aux défilés prêt-à-porter. Une réalité d’autant plus criante chez les mannequins asiatiques. Pour enrayer ces inégalités, promouvoir la diversité du côté des mannequins mais aussi des créateurs, Nicola Paparusso a installé ce rendez-vous d’une mode dite « juste » un peu partout dans le monde. Après l’édition sénégalaise, l’AFG s’est exporté à Milan, Naples, Tunis et même au Danemark. Et depuis 2016, à Paris. Into The Chic a rencontré l’initiateur de ce nouveau temps fort de la mode pour tous à quelques heures du coup d’envoi des festivités. Entretien.

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Quelles sont les principales missions de votre association African Fashion Gate ?

Notre association fonctionne comme un laboratoire éthique. Nous recrutons directement les mannequins en Afrique. Nous allons jusque dans les villages. Outre le défilé, nous leur offrons un accompagnement, une formation au mannequinat sous la houlette d’un ancien mannequin réputé qui a travaillé avec Naomi Campbell ou encore Cindy Crawford. Pour le défilé de ce soir, nous représentons des mannequins venus du Sénégal, d’Éthiopie, du Cameroun, du Togo. Mais aussi les models asiatiques. Nous travaillons avec la créatrice du magazine Black Vogue Italie, la version 100% mannequins noirs du Vogue Italie pour continuer à promouvoir nos mannequins.

Outre les models, nous nous attelons à représenter les stylistes africains. Nous sommes une association italienne et promouvons le savoir-faire italien. Pour autant, nous mettons également en valeur des créateurs africains. Aujourd’hui, parmi les six designers, nous accueillons le Dakarois Saliou Dia.

Depuis la fashion week printemps-été 2017 où seul 10% des mannequins étaient noirs, à Paris, New York, Londres et Milan, avez-vous constaté une évolution ?

Le changement vers la diversité est tout petit. Il est loin d’être significatif. Ce qu’il faut savoir c’est que la mode va s’intéresser avant tout aux acheteurs. L’Occident et l’Asie comptent parmi les plus gros clients, raison pour laquelle nous verrons des mannequins blancs, et/ou asiatiques au casting de tels ou tels défilés. Non seulement, ce n’est pas éthique, mais c’est aussi négliger le fait que la clientèle africaine est de plus en plus importante. L’Afrique est le futur de la mode. Les textiles, le savoir-faire…

Je suis fier de porter cette lutte pour l’égalité. Je suis directeur général de l’African Fashion Gate, pour la promotion des mannequins noirs, et je suis Blanc, Italien. Mes collaborateurs sont Africain et Arabe : Abdul Aziz Mbaye, le président de l’AFG au Sénégal, et Alex Kfoury Rabih qui est Libanais. Je suis fier, qu’ensemble, on fasse la guerre aux discriminations raciales.

Quel est votre rapport à l’Afrique ?

J’ai longtemps vécu à Dakar. Et je voyage beaucoup en Côte d’Ivoire, au Tchad, au Gabon… Et aujourd’hui, nous ouvrons les portes au Maghreb aussi, avec la Tunisie, où nous espérons organiser un grand défilé bientôt au Musée National du Bardo, à Tunis. Je suis en échange avec Dolce & Gabbana pour qu’il fasse l’ouverture du défilé.

Êtes-vous en faveur de l’installation de quotas sur les podiums pour obliger les designers à plus de diversité sur les podiums ?

Nous faisons beaucoup de pression pour réécrire les lois déjà existantes auprès du Parlement européen. La discrimination est, hélas, quelque chose que la loi européenne ne prend pas en compte. Il n’y a aucune agence qui contrôle le racisme. A la fashion week de Paris, Londres, Milan… Personne ne contrôle s’il y a des discriminations raciales. Ce n’est qu’a posteriori que nous allons découvrir dans la presse que des mannequins noirs en ont été victimes. Je ne parle pas de faire appel à la police, mais à des observateurs de la paix.

La mode est un milieu très fermé aux personnes qui parlent de droits ! La mode ne parle que de formes, de couleurs, de coupes et de lignes. C’est tout ce qui l’intéresse. Nous, nous voulons une mode qui habille la paix. Ce soir nous verrons un podium juste et égalitaire, avec des mannequins africains, asiatiques, des designers italiens qui regardent les autres continents, des stylistes de Dubaï, du Sénégal…

 

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D. D Est Le Nouveau Visage De La Campagne Homme De Gucci

Après plusieurs procès, la fermeture de son magasin en 1992 accusé de contrefaçon, le couturier Dapper Dan revient sur le devant de la scène… pour une collaboration avec Gucci !

Il a ébranlé le monde de la mode dans les années 80 avec ces créations luxe streetwear. Dapper Dan, traduisez l’élégant en français, est à l’initiative de la mode street style et du savoir-faire des maisons de luxe. Le nom de ce couturier, connu dans le milieu hip hop des années 80, avait été oublié de la fashion sphère (qui l’accusait de plagiat) mais est revenu dans les mémoires le 29 mai dernier.

En effet, Alessandro Michele, le DA de Gucci, présentait sa collection croisière 2018 composée d’une pièce rappelant fortement l’illustre style de Dan Dapper : une veste en fourrure embellie par des manches bouffantes flanquées du sigle de la marque italienne. Un peu avant 1990, le couturier d’Harlem comptait parmi ses clients Mike Tyson, Lil Cool J ou encore le groupe Salt-N-Pepa. Il avait créé l’originale veste composée des mêmes manches inondées du Monogram LV pour Diane Dixon, une athlète américaine.

Retour sur les débuts de Dapper Dan, une icône venue d’Harlem

Daniel Day, de son vrai nom, est né au début des années 1950 dans des conditions défavorables : pauvreté, ghetto et drogue ont bercé les premières années de sa vie. Dans ce monde où l’apparence et la prestance sont primordiales, il ouvre une boutique en 1982 à Harlem sur la 125e avenue. Les rappeurs, le boxeur Mike Tyson, et toutes personnes fans de grosses chaînes en plaqué or n’ayant pas le budget pour s’habiller dans les maisons luxueuses, accourent dans son magasin composé d’une table et de quelques chaise

Des tailleurs sénégalais s’activent à coudre en arrière boutique des vêtements sur mesure qui mélangent à la perfection le monde du luxe et la culture hip hop. « Sur le mode des tissus africains » comme l’explique Ariel Wizman dans une interview à Madame Figaro, Dapper Dan a réussi à africaniser les logos de Louis Vuitton, Gucci ou encore Fendi sur ses créations vendues à petits prix. Un succès ! Fat Boys, Public Enemy, Eric B. et Rakim… Le monde du hip hop s’habillait chez lui jusqu’au jour où ce marché parallèle est découvert des griffes de luxe. En 1988, Mike Tyson, tout vêtu de Dapper Dan, se bat avec Mitch Green dans la rue. Les images ne passent pas inaperçues. Les maison Fendi, Gucci et Louis Vuitton l’attaquent en justice et Dapper Dan ferme sa boutique en 1992 pour vol de propriété culturelle.

Vingt cinq ans plus tard, il devient une véritable source d’inspiration dans le monde de la mode

Ironie du sort, celui qu’on accusait de plagiat se fait aujourd’hui voler ses idées. Si certains y voient de l’appropriation culturelle, le designer italien voit plutôt ça comme un hommage rendu au travail de Dapper Dan. Qu’en pense l’intéressé ? « J’étais excité de voir cette veste sur le podium » a avoué la légende New Yorkaise au magazine Times. « En ce qui concerne l’appropriation, Alessandro et moi provenons de deux univers parallèles. La magie qui est sortie de ce rendu créé par lui a rassemblé ces deux univers différents. Cela a ouvert un dialogue entre nous (…). J’ai découvert combien nos expériences étaient similaires (…) comment il a été influencé par moi. »

Aujourd’hui les deux créateurs s’unissent : Dapper Dan est le nouveau visage de la campagne homme de Gucci et travaillera sur une collection capsule prévue pour le printemps. Ce n’est pas tout, il ouvrira un nouveau magasin, et c’est Gucci qui fournira les matières premières !

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La Mode Africaine Remise Au Goût Du Jour

Fille de son temps, la mode africaine envahit les podiums et les rues, surtout en été quand il fait chaud, le soleil brille et on a envie d’apporter plus de couleurs et plus de gaité à son quotidien. L’humeur porté par les imprimés multicolores et joyeux du pagne africain – l’habit traditionnel de l’Afrique de Sud, est ce qui nous faut quand les températures montent. Les designers ont su moderniser le look du tissu wax en l’incorporant dans leurs nouvelles collections inspirées par les origines africaines. Ce qui caractérise la couture africiane c’est la répétition et la symétrie des imprimés, comme l’abondance et l’éclat de leurs couleurs. A l’époque le pagne était un moyen facile de s’exprimer, porté par les femmes aussi que par les hommes, et tout comme le sari indien, il leur servait pour des occasions différentes. A nos jours chaque fille qui ne craînt pas d’attirer l’attention sur soi et qui aime la mode peut expérimenter avec des vêtements ou des accessoires en style africain.

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Mais quels sont les vêtements au imprimé africain qu’on peut voir porter le plus souvent? Pour l’été on privilégie logiquement les tissus féériques et les modèles fluides, comme les jupes et les pantalons en coton qui créent un joli mouvement autour du corps. Les jupes et les robes maxi aux imprimés pagne sont un hit total. Portés avec des sandales à hauts talons et un t-shirt ou une simple blouse collée en une couleur, il se rendent le vêtement idéal pour s’approprier un cool look et se sentir bien à l’aise dans sa peau. La salopette, le gros bandeau de cheveux ou le turban africain en couleurs vénimeuses sont aussi des éléments à ne pas manquer si vous voulez s’amuser avec ce style éclatant. Mais l’imprimé caractéristique pour la couture africaine ne se limite pas aux vêtements et aux accessoires de cheveux. On peut le voir sur les sacs et les chaussures comme une jolie finition de la tenue de la femme moderne.

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De quoi se caractérise la couture africaine d’aujourd’hui? En première place de grands motifs floraux ou géométriques, les habits sont en matières naturelles et légères. Le pagne africain est constitué de 100 % de coton. Les habits portent l’esprit de la mode traditionnelle de l’Afrique mais sont absolument dans l’air du temps. On peut voir des robes, des pantalons et des tailleurs stylés et chic, tous les types de manches et de décolletés, toutes les longueurs connues, toutes les priyomes de la mode actuelle. Une tendance qui a gagné en popularité sont les patchs en denim et les broderies combinés avec les tissus et les imrpimés traditionnels. Les épaules nus ou asymétriques et les volants autour du décolleté et des épaules sont des traits distinctifs pour la mode d’été pour les femmes.

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Un fait curieux sur le pagne africain – c’est un vêtement simple en tissu travaillé avec du cire – la technique n’est pas d’origine africaine mais est très bien adaptée aux coutumes et à la mode de vie dans les villages africains. Le pagne est en fait un habit inspiré par le batik indonésien importé par les hollandais en 1799. Le modèle indonisien eût un énorme succès et les hollandais ont commencé à fabriquer et à populariser les pagnes dans toute l’Afrique. L’inspiration du pagne qui était au début un simple morceau de tissu avec lequel on s’emballait a traversé les siècles pour atteindre sa diversité actuelle d’aujourd’hui. Les innovateurs utilisent le tissu créé par une technique traditionnelle pour créer de nombreux modèles contemporains. Réjouissez-vous maintenant de l’expansion des couleurs et des modèles originaux qu’on vous présente ici.

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Laverne Cox Incarne Les Looks Sportwear De La Nouvelle Campagne Ivy Park

Le secret est enfin révélé ! L’actrice transgenre, Laverne Cox, fait partie des égéries de la collection Ivy Park de Beyoncé. Une façon de célébrer le caractère unique de chacun.

Le 22 août dernier, elle avait annoncé une collaboration secrète avec Queen B sans donner de détails sur la nature du projet. Aujourd’hui, on découvre que Laverne Cox incarne les looks sportwear de la nouvelle campagne Ivy Park, sortie le 6 septembre. Pour l’actrice de Orange is the new Black ( OITNB) c’est un rêve qui devient réalité. Dans une interview accordée au magazine PeopleStyle , elle révèle :

« Pour être honnête, ça n’a pas l’air réel. Ça me semble incroyable d’intégrer cette marque qui m’a inspirée et aussi de travailler avec une femme qui a été une de mes plus grandes inspirations ».

Un message fort

Le discours de Beyoncé à travers cette campagne Ivy Park est clair : il n’existe pas de standards de beauté. Qui mieux que l’une des personnalités les plus influentes dans les communautés transgenre et LGBT pour transmettre ces valeurs ? Laverne Cox est connue pour ses prises de positions contre l’interdiction de l’armée aux personnes transgenres. Elle est un porte-parole qui prône la liberté, la force de l’individualité et le non jugement. Médiatisée, récompensée et plusieurs fois nominée aux Emmy Awards pour le rôle de Sophia Burset qu’elle incarne dans OITNB, elle se bat pour changer le regard porté sur les minorités.

Entourée des mannequins noirs Grace bol, Ralph Souffrant et la chorégraphe Karen McDonald, Laverne Cox revêt plus que jamais ce message fort d’acceptation et de beauté.

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Tissu Et Traditions Africaines

Le kita, encore appelé kente, est une étoffe dont on doit l’existence au peuple Akan, un peuple qu’on retrouve au Ghana et en Côte d’Ivoire.

Technique de réalisation
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Le kita est réalisé sur un métier à tisser traditionnel. La technique de production consiste à tisser des fils de coton ou de soie entre eux. Il s’agit en général de fils de plusieurs couleurs, chaque couleur ayant sa signification.
À l’issue de cette première étape de tissage, on obtient de longues bandelettes qui sont cousues les unes près des autres pour obtenir le pagne en lui-même.

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Si aujourd’hui l’utilisation du kita s’est répandue, il est à noter qu’à l’origine, il s’agit d’un tissu royal au caractère sacré, revêtu par les notables Akan lors de grandes occasions.

Signification symbolique des couleurs

noir: maturité, énergie spirituelle
bleu: paix, harmonie, amour
vert: végétation, récolte, croissance, renouveau spirituel
marron: couleur de la « mère terre », associée à la guérison
rose: associée à la femme, essence de vie
violet: associée à la féminité
argent: sérénité, pureté, joie
blanc: purification, sanctification
or: royauté, haut statut, gloire, pureté spirituelle
jaune: préciosité, royauté, santé, fertilité
(C’est pour cette raison que les kita royaux sont réalisés majoritairement avec des fils de couleur or et jaune)

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Le kita dans la mode contemporaine

Avec le temps, l’utilisation du kita s’étant démocratisée, la symbolique des couleurs s’est perdue. Si certains Akans connaissent la signification des couleurs et choisissent les couleurs de leur pagne en fonction de la symbolique qui y est rattachée, pour la majorité des utilisateurs, c’est une simple question de goûts et de couleurs. Le pagne kita s’utilise en effet désormais comme n’importe quelle autre étoffe.

 

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Dans les pays où cette étoffe est fabriquée (Ghana, Côte d’Ivoire), l’utilisation du pagne kita est répandue lors des cérémonies de mariages dits traditionnels ou coutumiers. Il s’agit de cérémonies qu’on retrouve dans la majorité des pays africains, qui permettent de sceller l’union entre les époux et leurs familles. Ces cérémonies sont organisées suivant les us et coutumes locales. Ainsi, à l’occasion de ces mariages (et souvent en Côte d’Ivoire lors du repas dominical qui suit la cérémonie de mariage civil), les Akans et tous les autres peuples qui aiment le kita rivalisent de créativité pour confectionner de somptueuses tenues de fête qui habillent les mariés.

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Même si le kita peut s’avérer une étoffe difficile à manier en couture de part son épaisseur, les créateurs et stylistes se donnent à coeur joie de l’utiliser pour proposer des produits originaux et pagnifik: vestes, jupes, robes, boutons de manchette,… Tout y passe! Pour le bonheur des amoureux de cette étoffe.
De plus, depuis quelques années, les fabricants de wax africains ont eu la merveilleuse idée de produire des pagnes wax avec des imprimés qui font penser au kita, « kita-like ». C’est une bonne aubaine pour les stylistes qui peuvent ainsi proposer plus facilement des créations originales inspirées du kita.

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7 Façons De Porter Un Vêtement Cuir

Comment changer du classique de la veste en cuir ? Kmer Art Design vous propose 7 autres façons de porter une pièce en cuir.

Le cuir est un indispensable et un intemporel de la garde-robe de toute modeuse. Mais comment changer de la classique veste en cuir ? Robe, jupe, pantalon et cuir coloré… avec ces autres de façons de le porter, le cuir saura à nouveau vous séduire.

Le cuir version bi-matière

En jupe ou en pantalon, la tendance du bi-matière est toujours d’actualité. Elle adoucie le cuir et donne un aspect décontracté mais toujours chic.

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Le cuir version mini-jupe

Le mini, on adore ! Avec un top à bretelles comme Jasmine Tookes pour une soirée de folie ou colorée avec un t-shirt imprimé, la mini-jupe en cuir s’adapte à tous les styles et toutes les occasions.

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Le cuir version jupe culotte

Pour celles qui hésitent entre le pantalon et la jupe, ou qui sont tombées sous le charme de la jupe culotte, la version en cuir est d’autant plus séduisante. Avec un haut décontracté ou une chemise preppy, la jupe culotte en cuir est votre nouvelle alliée.

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Le cuir version noir et blanc comme Rihanna

Simple comme Rihanna, on copie le pantalon large en cuir avec un simple crop top ou débardeur blanc, et bien sûr, une paire de talon haut !

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Osez le cuir rouge !

Et oui, le cuir se décline aussi en rouge pour un effet sexy mais élégant ! On l’associe à des couleurs unies et simples comme du blanc, du nude ou du bleu pour que le cuir reste la pièce maîtresse de la tenue.

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Retour du cuir marron et de la maxi jupe plissée

La maxi-jupe plissée, un classique de l’élégance… On l’aime également en cuir marron ou camel avec des accessoires nudes pour un effet minimaliste et sophistique. Rien ne sert d’en faire trop.

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Version deux pièces comme Zendaya

On fond pour la tendance du deux pièces comme Zendaya ! Côté accessoires, on reste simple car la tenue suffit à elle-même.

On peut également l’agrémenter d’une belle veste en jean bien coupée pour la rentre plus casual.

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Et vous, comment portez-vous le cuir ?

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Iman, L’Ascension Fulgurante D’Un Des Tops Models Les plus Influents De Sa Génération

Cette semaine, Kmer Art Design revient sur la carrière fulgurante d’Iman. L’un des tops models les plus influents de sa génération.

Mannequin, actrice et femme d’affaire, Iman – Iman Moha­med Abdul­majid – est aujourd’hui âgée de 62 ans. Toujours active mais loin des podiums, elle continue d’influencer le monde de la mode.

La première femme noire en couverture de Vogue

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Née le 25 juillet 1955 en Somalie dans une famille de diplomate, elle grandit en Égypte puis s’installe au Kenya pour étudier les sciences politiques à l’Université de Nairobi en 1975. Sur le campus, elle ne passe pas inaperçue ! Son 1m78 et sa beauté attirent le regard du photographe américain Peter Beard. Convaincu de son potentiel, il la pousse au mannequinat et l’aide à s’installer à New York.

À 20 ans, Iman est sollicitée de tous les côtés. Un an plus tard, elle connait une ascension fulgurante et signe son premier contrat avec Vogue US. En 1979, Iman décroche la couverture et devient ainsi la première femme noire en Une de la célèbre revue féminine. Sa carrière déjà bien lancée accélère davantage. Son image est associée aux plus grands créateurs tels que Donna Karan, Versace ou encore Calvin Klein. Elle devient leur muse et l’égérie d’Yves Saint Laurent pour sa collection African Queen. Elle travaille avec des photographes connus et reconnus de tous comme Richard Avedon, Irving Penn et Annie Leibovitz, pour ne citer qu’eux tout au long de sa carrière.

En 1992, elle épouse le chanteur David Bowie, décédé en janvier 2016. Deux ans après son mariage, elle est populaire dans le monde entier et tourne le dos au mannequinat après 14 ans de carrière.

Actrice et femme d’affaires prospère

Pas question pour autant de quitter les feux des projecteurs ! Iman s’intéresse au cinéma en 1979 et en 1985, elle apparaît dans le film Out of Africa de Sydney Pollack, aux côtés de Meryl Streep. Elle enchaîne plusieurs séries télévisées dans les années 90 et obtient le rôle de la reine d’Égypte dans le clip Remember the Time de Michael Jackson.

En 1994, elle crée Iman Cosmetics, une marque de maquillage destinée aux femmes noires. Six ans plus tard, elle devient mère une seconde fois. Elle et David Bowie accueillent Alexandria, leur fille, et donnent ainsi une demi-sœur à Zuleka, née de son union avec le sportif Spen­cer Haywood (1978–1987).

Passionnée de mode, elle lance également sa ligne d’accessoires et de vêtements appelée Global Chic en 2007.

En 2010, Iman obtient le prix spécial d’icône de la mode par le Conseil des créateurs de mode américains (Council of Fashion Designers of America) et assoit son identité. Tout comme Katoucha Niane, la muse disparue, Iman est une femme de cœur. Elle est la porte-parole de l’association Keep a child alive program, qui combat le virus du Sida en Afrique

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L’Art Des Favelas, Une Formidable Opportunité Pour Nos Villes

Dans une favela de Sao Paulo, au Brésil, le collectif d’artistes urbains Boa Mistura a invité les habitants à colorer leur environnement, tout en y délivrant des messages positifs. Le résultat est étonnant

Boa Mistura est un collectif d’artistes urbains espagnols hétéroclites. Ses membres, au profil très variés – des architectes, des ingénieurs civils, des publicitaires mais aussi des diplômés en relations publiques-, ont pris la décision de travailler ensemble dans les favelas de Sao Paulo.

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De cette initiative est né le projet Participative Urban Art dans la favela Vila Brâsilandia. Un projet qui a laissé un résultat étonnant. Le collectif, qui travaille majoritairement dans l’espace public, a voulu repeindre et faire repeindre, par les habitants de ces quartiers, des morceaux de ces rues sinueuses qu’ils considèrent comme l’articulation de la vie interne de la communauté.

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La résultat est bluffant : à l’aide d’une (très) grande quantité de peinture, ils ont repeint sols et murs de couleurs flashys, du vert au jaune en passant par le bleu turquoise. Ils ont ensuité taggué, en blanc, différents mots comme “beleza” (beauté), “orgulho” (fierté), “doçura” (douceur), “firmeza” (assurance) ou encore “amor” (amour).

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Ces tags ont la particularité d’être anamorphiques. Comprenez, ils ne prennent sens que si on les voit d’un certain endroit. Trop près, vous ne verriez que des traits blancs qui n’ont, a priori, aucune signification ; trop loin, le message sera ratatiné donc illisible.

Le groupe, dont le nom est tiré du portugais “bon mélange” a développé plusieurs travaux de ce genre en Afrique du Sud, en Norvège et ailleurs au Brésil.