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Isabelle Moreno Célèbre Ses Dix Ans Dans La Mode

Isabelle Moreno, la promotrice de beauté et de la mode en Côte d’Ivoire a célébré les 10 ans de l’enseigne Moreno le samedi 2 décembre 2017 à l’espace Toyota de Treichville.

La 10e édition de ‘’Moreno’s Fashion’’ a été une occasion pour la promotrice de la mode de rendre un vibrant hommage à tous ses collaborateurs, sponsors et partenaires.

« Chers invités merci d’être là ce soir, merci de célébrer avec nous, les 10 ans de l’enseigne Moreno, nous avons 10 ans aujourd’hui et en même temps la 10e édition de Moreno’s Fashion. Je tenais à remercier ceux qui mouillent le maillot depuis 10 ans avec moi », a affirmé Isabelle Moreno à l’attention du public venu en nombre assisté à la soirée.

Le sublime défilé riche en couleurs de Moreno’s Fashion 2017 a été assuré par 11 professionnels de la mode africaine. Il s’agit de : Mekale Mouna avec ses créations ‘’Perles Dream’’, Aida Ouedrago avec sa collection « J…B…G », Tim créations avec sa collection « Ordre et beauté », Anderson D avec sa collection « Magificat », Many’s Secret avec sa collection « Queen », Patrick Asso avec sa collection « l’Emeraude et en Porte l’Eclat Magnétique », Wafa avec sa collection « Fleurs et Couleurs », la boutique ‘’les Sœurs Coquille’’, la maison de pagne Uniwax avec la collection « Extravagance » la Sénégalaise Safiétou Seck avec sa marque « Sarayaa » et le Marocain Karim Tassi avec « Maroc Collection ».

 

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Un Ex-International Ivoirien Lance Sa Nouvelle Marque De Chaussures De Luxe

“Ce jour est un jour spécial pour moi je suis très excité de lancer ma nouvelle marque de chaussures de luxe en collaboration avec Jordan mon petit frère”. L’ex-international ivoirien Didier Drogba a annoncé sur son compte instagram, le lancement de sa nouvelle marque de chaussure de luxe pour homme JAD, avec la collaboration de son petit frère Jordan Drogba. Les chaussures sont déjà disponibles en exclusivité chez SELFRIDGES et sur le site officiel de la marque.

On le voit,la star mène à bien sa reconversion.Après avoir annoncé sa retraite pour l’année 2018, l’ex-tributaire de chelsea donne un aperçu de ses nouvelles occupations. S’il n’avait jamais eu de chaussure “signature officielle”, il a souvent personnalisé ses crampons.

Étant pris par sa carrière footballistique,Drogba confie la gestion de ses affaires à sa femme Lalla Drogba qui on le suppose,a développé un sens accru à cet effet.Toujours tapie dans l’ombre,c’est dans une interview accordée à Top visages en 2007, que la femme du footballeur a bien voulu sortir de son cocon.« On va prier le bon Dieu pour que Didier joue jusqu’à 37 ans au moins.Mais ce n’est pas dire qu’à 40 ans on reviendra s’installer ici en côte d’ivoire.Parce qu’après la carrière de footballeur il y a la reconversion,il y’a aussi les enfants ».C’est en ces termes qu’elle a répondu,à la question de savoir si le couple comptait s’installer à abidjan, à la fin de la carrière du joueur.

L’indisponibilité du joueur ne l’empêche pas,de son côté,de créer des partenariats en affaires.Ce fut déjà le cas lorsqu’il a conclu en 2014,un partenariat avec la grande Marque HOM. Ils ont lancé la ligne de sous-vêtements des hommes éthiques,par laquelle un pourcentage de chaque vente générée ira à la Fondation Didier Drogba,gérée par Mme Drogba sa génitrice.

L’année suivante,il s’est allié au couturier Elie Kuame pour concevoir et commercialiser une ligne de dessous et de maillot de bain éthique et ethnique pour hommes.« En lançant ma propre ligne de sous-vêtements pour hommes,j’ai deux objectifs : créer d’une part une collection de mode et tendance,et d’autre part quelle soutienne ma Fondation afin d’aider à améliorer la santé et l’éducation en Côte d’ivoire ».

Drogba Didier n’est donc pas novice en matière d’affaires, même s’il ne s’en occupe pas a plein temps.Pour l’instant c’est une marque de chaussures qu’il lance,peut être pour bientôt une marque de vêtements?

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Vidal Kenmoe, D’Ingénieur Aérospacial À Maitre Bottier

 

« Une chaussure faite à la main est comme un tableau de Picasso qui a pris des jours de travail. » Sourire aux lèvres, tablier noué par-dessus son tee-shirt, Vidal Kenmoe reçoit dans son appartement situé en plein cœur du quartier Akwa, le centre commercial de Douala, capitale économique du Cameroun. Ce jeune homme âgé de 29 ans est le promoteur de Shoes By Vidal, une marque de chaussures de luxe 100 % camerounaise.

« Je n’aime pas le terme “luxe”, car ce qui est considéré comme luxe pour vous peut ne pas l’être pour moi, s’agace-t-il. Je préfère dire “fait à la main”. » Cet ingénieur aérospatial de formation devenu « maître bottier » chausse désormais des particuliers, des diplomates, des directeurs généraux, des stars comme le footballeur Samuel Eto’o et la diaspora camerounaise.

Des bottes toujours bien cirées

L’amour de Vidal Kenmoe pour les chaussures remonte à l’enfance. Puis la passion s’affirme lorsqu’il intègre en 2011, après plus de dix années passées en Angleterre, l’armée de sa gracieuse majesté qui recrute des jeunes volontaires issus des pays du Commonwealth.
« Nous avions une obligation d’être toujours bien habillé, bien chaussé, avec des bottes toujours bien cirées, se souvient-il, en faisant visiter son atelier où des paires de chaussures sont alignées les unes près des autres. Dans l’armée, j’étais dans l’infanterie, tireur d’élite. »
De retour de missions en Italie, en Allemagne ou en Afghanistan, les soldats ont droit à trois mois de repos et de récupération. Durant cette période, ils ont la possibilité de s’investir dans des actions qui n’ont « rien à voir avec les activités militaires ». Certains retournent sur les bancs de l’école pour acquérir des diplômes, d’autres se tournent vers l’élevage, la cuisine, la psychologie, la photographie

Vidal Kenmoe choisit la botterie. Il se forme chez un ancien militaire reconverti en artisan bottier dans la ville de Derby. Il apprend à utiliser des moules, à couper, à assembler et à coudre. Après quelques mois de formation, il fabrique ses propres chaussures. En 2015, il passe de l’armée britannique à l’armée camerounaise. Au retour d’un match de tennis avec son commandant de bataillon, en septembre 2016, ce dernier s’extasie devant sa paire de richelieus. « Spontanément, je lui ai lancé : “Je peux t’en fabriquer”. Il m’a regardé, étonné. Il pensait n’avoir pas bien compris. Je lui ai répété : “Je peux en faire !” », sourit encore le maître bottier.

Entre 50 000 et 200 000 francs CFA

Vidal Kenmoe lui fabrique alors trois paires de couleur noir, bleu et marron. Le général est « stupéfait et super satisfait » de son travail. Il en parle autour de lui et c’est ainsi que les commandes commencent à affluer. En un an, il réalise plus de 100 paires de chaussures. L’ingénieur aérospatial fait du sur-mesure, reproduit à la demande de ses clients hommes et femmes derbies, oxfords, bottines, mocassins et autres sandales. Mais n’hésite pas à créer ses propres modèles, où son imagination peut s’exprimer dans le travail du cuir, du velours, du tissu et même de la fourrure. Tout matériau qu’il s’évertue à trouver localement.

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Le prix d’une paire de chaussures Shoes By Vidal varie entre 50 000 et 200 000 francs CFA (entre 76 euros et 305 euros). Ces prix ne sont-ils pas hors de la portée de la majorité des Camerounais dans un pays où le salaire minimum garanti est de 36 270 francs CFA (55 euros) ? « Je vais vous expliquer comment cela se passe. Si je vends une chaussure à 50 000 francs CFA et que le coût de production et de la matière première équivaut à 35 000 francs CFA, cela veut dire qu’il reste 15 000 francs CFA de frais de main-d’œuvre. Cela me prend quatre à cinq jours pour faire une chaussure à la main. Divisez-le par cinq. Ce qui donne 3 000 francs CFA pour l’une de mes journées de travail. C’est assez minable. Je gagnerai 20 fois plus en continuant mon boulot d’ingénieur dans l’armée », avoue Vidal Kenmoe.
« La chaussure Vidal est l’exemple qui démontre qu’on peut consommer des produits de qualité faits localement à des prix abordables », soutient Gaëlle Onana, journaliste et entrepreneuse.

Chausser le président Paul Biya

Pour valoriser son travail et attirer de nouveaux clients amoureux de « chaussures bien faites », Vidal Kenmoe poste ses créations sur son site et sur les réseaux sociaux. Malgré la notoriété qu’il a rapidement acquise et les commandes de la diaspora camerounaise qui constitue 70 % de sa clientèle, Vidal Kenmoe ne compte pas abandonner l’armée au profit de la botterie. « Je suis ingénieur aérospatial par formation et maître bottier par passion », précise-t-il. Il ne compte pas non plus ouvrir une boutique de peur de perdre « l’écrin traditionnel et le cadre chaleureux d’échange de personne à personne » dans son petit atelier.

Mais le jeune homme caresse le rêve de chausser les plus hautes personnalités du Cameroun comme Paul Biya, le président de la République. Il sait qu’il devra rivaliser d’astuces pour les détourner des boutiques de luxe italiennes où ils s’approvisionnent. « Les clients sont satisfaits. Mes chaussures sont faites à la main avec de belles matières et adaptées à la morphologie de chaque client. Elles sont confortables et durables », dit-il convaincu de son talent.

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le Faso Danfani Une Étoffe Traditionnelle Remise Au Goût Du Jour

Le Faso Danfani est l’un des tissages traditionnels les plus anciens et les plus utilisés au Burkina Faso. Cette étoffe aujourd’hui incontournable dans le monde de la mode actuelle a su trouver sa place par sa texture et son raffinement qui ne cessent de gagner de la valeur.

Le terme « Faso dan fani » signifie littéralement en dioula « le pagne tissé de la patrie » (fani : pagne, dan : tissé ; faso : patrie). Comme beaucoup de peuples d’Afrique de l’Ouest, les Burkinabé connaissent bien l’art du tissage.

Cette étoffe dont la production est toujours artisanale et faite à la main, généralement par les femmes. Entre teinture de fibre de coton, tissage de bandes et patchwork voici quelques-unes des étapes par lesquelles la création de ce tissu passe.

La personne qui a vraiment donné son souffle de vie à cette matière n’est nul autre que Thomas Sankara. C’est dans les années 80, que le tissage féminin a connu un essor grâce à la volonté de Thomas Sankara de promouvoir l’émancipation des femmes parallèlement au développement des productions nationales, en particulier celle de tissus nationaux : c’est la naissance du Faso Dan Fani.

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Thomas Sankara a pris des mesures fortes comme celle d’imposer par décret à ses fonctionnaires le port du Faso Dan Fani et de tenues réalisées en étoffes traditionnelles. Il encouragea également le regroupement des femmes tisserandes en coopératives et la création d’ateliers de production qui permirent d’atteindre les objectifs : produire et consommer burkinabè, émanciper les femmes, et créer des emplois.

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Aujourd’hui le Faso Danfani est en train de trouver sa place dans le monde de la mode en Afrique. Très tôt il a été adopté par des créateurs comme Pathe,o et Francois 1er qui ont redoré son blason.

La machine étant enclenchée, la sensibilisation des burkinabés et des étrangers au Faso Dan Fani s’est ensuite faite par le biais de vitrines internationales telles que le SIAO (Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou), des concours nationaux ou d’autres opérations promotionnelles.

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Ces dernières années, ce sont les créateurs de Haute Couture qui se sont laissés piquer par le mouvement et qui ont porté le Faso Dan Fani vers le marché de la mode, en collaboration avec les coopératives-ateliers des femmes tisserandes.

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Par exemple le styliste ivoirien Elie Kuamé a utilisé le Faso Danfani pour une de ses collections à succès. On est d’abord séduit par les couleurs éclatantes qu’il a choisies mais ensuite par la qualité des coupes, flatteuses pour la femme et très dans l’air du temps.

L’inversion du genre de l’activité de tissage, qui devient une profession féminine, illustre la profondeur des transformations sociales et l’ouverture des mentalités. L’impact de la Haute Couture africaine se mesure dans l’adhésion des Burkinabè à revêtir leurs tissages, qui devient creuset identitaire et média de l’Afrique contemporaine. La consommation locale du danfani est garante de durabilité et de recherche d’excellence.

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Le passage d’une production quantitative à une orientation qualitative pour satisfaire une clientèle locale apparaît donc exemplaire, à l’heure où certains tisserands ghanéens appauvrissent la qualité de leur kente pour être plus compétitifs sur le marché de l’export vers les pays occidentaux et, notamment, aux États-Unis.

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Le Burkina Faso est aujourd’hui un des principaux pays producteurs de coton en Afrique, mais il exporte plus de 95 % de son or blanc à l’état de fibre brute. La perspective d’accroître la valeur ajoutée de cette matière première passe donc par le développement de filatures et la promotion du travail des artisans.

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Zoë Kravitz Est La Nouvelle Muse De La Campagne Saint Laurent

Sur son compte Instagram, la marque Saint Laurent a publié une série de photos glam-rock de Zoë Kravitz portant les dernières pièces de la maison. On est fans !
Elle a laissé tomber les longues nattes blondes pour une coupe courte à la garçonne qui lui va à ravir. Zoë Kravitz, la it-girl discrète mais indéniable de ces dernières années est la muse de la dernière campagne de mode de la marque Saint Laurent.

Pour la campagne printemps 2018, la maison a choisi de rester fidèle à son image chic en optant pour une campagne rock (clin d’oeil à l’héritage de Zoë ?) en noir et blanc, sa marque de fabrique.
Photographiée par David Sims, la star de la série Big Little Lies pose dans des pièces plutôt sympathique notamment un bombers à rayure, une robe avec un col plein de plumes ou encore un paire de bottes à revers et à franges. Une collection qui s’annonce “lit” comme la décrit si bien Zoë sur son compte Instagram.

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Stella McCartney Rend-Elle Hommage À La Culture Africaine ?

Pour certains, “l’hommage” de Stella McCartney lors de la Fashion Week de Paris est très mal passé…
Ce lundi 2 octobre, la marque Stella McCartney a présenté sa collection prêt-à-porter Printemps-Eté 2018 à la Fashion Week de Paris. Sur le runway, des silhouettes graphiques avec un assortiments de pantalons bouffants, de vestes à épaulettes, de volants et de froufrous. Du Stella McCartney quoi.

Mais ce qui a vraiment surpris les internautes, ce sont ces deux looks en particuliers :

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Certains d’entre vous l’ont probablement déjà vue. Cette robe est un classique des garde-robes de nombreuses femmes africaines. Au Cameroun, on l’appelle la robe Kaba, reconnaissable à sa couple ample et confortable.

Comme beaucoup de fois quand un designer occidental reprend des éléments issus de la mode voire même de la tradition africaine, le geste laisse perplexe. Stella McCartney souhaitait-elle rendre hommage à ce grand classique africain ou a-t-elle essayé de le faire passer comme fruit de sa propre création face à un public non averti ?

“Un hommage à l’Afrique mais un seul mannequin noir ?”
Sur Twitter, des internautes ont été visiblement outrés de voir les “robes de tata” en tissu Ankara atterrir sur les podiums de Paris et ont choisi de répondre à la question par d’autres interrogations.

“On parle de Stella McCartney qui utilisent des motifs Ankara, tandis qu’il n’y a qu’un seul mannequin “africain” sur son podium ?” s’interroge Amarachi Nwosu. “Comment peux-tu utiliser la culture africaine comme ‘inspiration’ mais ne pas faire d’efforts pour avoir des femmes Africaines sur ton podium ? »

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La Styliste Gabonaise Justine Adande Bien Décidée À Réussir Son Pari

Vous le constaterez dans son regard, Justine Adande est une femme déterminée. Bien décidée à devenir styliste dans un pays où l’industrie de la mode est encore en construction, elle crée sa marque de prêt-à-porter. Depuis 2013, JUTU (Just Universal Bantu) se hisse progressivement au rang des marques de référence dans l’univers de la mode gabonaise. Après un défilé remarqué à Londres au mois d’août, la styliste qui monte a accepté de répondre à nos questions.

Vous vous définissez comme une autodidacte dans la mode. Comment en êtes-vous arrivée à vous professionnaliser ?

Je me définis d’abord comme une passionnée de la Vie, du Monde, des Arts et surtout de l’Afrique. J’ai toujours nourri un intérêt certain pour la mode ; JUTU c’est d’abord un concept qui vise à valoriser nos cultures et notre héritage.

Notre Marque se veut innovante et moderne en alliant métissage, tradition et culture. Par ailleurs, nous avons à cœur de travailler avec une main-d’œuvre exclusivement africaine, du « Fait en Afrique pour les citoyens du monde entier ».

Aussi, pour me professionnaliser, j’ai commencé à prendre des cours de dessin. J’ai de bonnes inspirations mais il est souvent plus délicat de les plancher sur papier, c’est une autre paire de manches. D’autre part, je me suis entourée d’artisans qui ont le sens du détail et des finitions.

JUTU c’est d’abord une exigence au niveau de la qualité, nous prenons énormément de temps à sélectionner nos produits. Les thèmes et les tenues des différentes collections sont choisis de manière à se démarquer, tout en étant innovant et moderne afin de sublimer nos clients.

Vous avez lancé votre marque en 2013, 4 ans plus tard quel premier bilan faites-vous ?

4 ans plus tard nous en sommes à notre 5ème collection. Des collections qui ont rencontré leur public avec un succès qui va au-delà de ce que nous pouvions espérer. Avec plusieurs défilés dont un à Londres le 12 août dernier, qui a eu un franc succès et qui a suscité l’intérêt d’éventuels partenaires. C’est plutôt positif.

Avec quels types de tissus travaillez-vous principalement et pourquoi ce choix ?

Je travaille principalement le coton, le lin, la soie et la crêpe légère. En fonction des collections ou des pièces, j’y ajoute du pagne, des tissus imprimés ou de l’indigo (couleur bleu violacé) comme dans la dernière collection. JUTU symbolise le MULTICULTURALISME, de par le métissage des cultures, des styles et des matières premières. Aussi, je souhaite valoriser et mettre en exergue cette identité et ces influences africaines par le choix de ces matières premières.

Quelle est la pièce phare de votre marque ? Celle qui reflète le mieux votre vision ?

La pièce phare de ma marque est le Kimono appelé « KIMOCAPE ELLAM ». C’est un kimono réversible qui a la particularité de se porter en cape (avec ou sans ceinture), c’est une pièce 100 % Coton. Le kimono est un vêtement traditionnel japonais, et la première cape date de l’Empire romain. J’ai revisité le kimono en faisant du 2 en 1. Pour ce faire, j’ai utilisé du pagne, du coton, de la dentelle, de la soie voire de la crêpe légère pour certaines commandes. Ceci symbolise bien ma définition du multiculturalisme.

Au départ du Gabon, ce kimono a traversé différentes destinations, telles que, L’île Maurice, la Grèce, la France, Miami, New York, la Chine et même la Russie. Il est adapté pour tous types d’événements et j’en ai vendu une cinquantaine, toutes des pièces uniques.

« Notre travail est rarement encouragé et pris au sérieux par les nôtres »

Quel regard portez-vous sur le secteur de la mode au Gabon ? Peut-on en vivre ?

Aujourd’hui c’est un secteur qui se professionnalise et surtout qui se développe. J’espère que cela permettra à l’ensemble des stylistes de pouvoir en vivre. Mon opinion est qu’il y a encore certains facteurs qui relèvent plusieurs obstacles notamment :

La production: produire des pièces de qualité en quantité;
le textile: avoir du choix dans les matières premières et surtout à des prix raisonnables;
la main-d’œuvre: trouver du personnel sérieux et qualifié;
la distribution: une problématique pour le développement de ce secteur. Très peu de moyens sont mis en œuvre pour favoriser la distribution de nos produits;
les mentalités: malheureusement et sans aucun jugement de valeurs, notre travail est rarement encouragé et pris au sérieux par les nôtres.
L’Afrique fera un grand bond en avant lorsque les Africains seront solidaires et consommeront des produits « Made In Africa ».

Le 12 août dernier, vous présentiez vos créations lors de l’Africa Fashion Week à Londres (AFWL 2017). Une belle reconnaissance de vos talents de designer. Racontez-nous cette expérience.

En effet, ce fut une belle expérience et un honneur de participer à la 7ème Edition de l’Africa Fashion Week London (AFWL 2017). En tant que marque, il est très important pour nous de contribuer à tous types d’événements qui visent à promouvoir l’Afrique par des talents africains ou par le travail des Africains. Nous y avons présenté notre Collection « Eclethnik », Printemps-Eté 2018. « Eclethnik », c’est un mélange « éclectique et éthnique ». Cette collection a été inspirée par la beauté de l’indigo d’une part et le mélange d’imprimés d’autre part.

AFWL était une très belle plateforme pour montrer les diversités d’Afrique, l’influence africaine dans le monde et surtout une belle plateforme d’échanges et d’affaires. Au-delà du fait que Londres soit la 2ème capitale de la mode selon les statistiques, c’était également une opportunité pour représenter nos pays, notre culture, de ce fait notre Héritage au monde.

Le talent gabonais est de plus en plus reconnu à l’étranger. Comment expliquez-vous l’évolution de ces dernières années, notamment dans la mode ?

L’Afrique de par son essence et sa culture a toujours inspiré de nombreux artistes dont les stylistes ; et le Gabon n’échappe pas à la règle. Nous avons beaucoup de stylistes qui ont su faire un travail d’exception et aujourd’hui force est de constater que c’est un secteur qui est en train de se structurer, s’organiser et surtout se développer.

Que nous réserve JUTU pour les prochains mois ?

Aujourd’hui notre priorité est de lancer notre site internet qui permettra de retrouver l’ensemble de nos collections en ligne puis de faire des précommandes. Nous comptons aussi étendre notre réseau de distribution sur le continent africain et en Occident grâce au e-commerce. Par ailleurs, nous travaillons également à l’organisation de notre prochain défilé.

Comment et où peut-on se procurer vos créations ?

Vous pouvez trouver nos créations au Village Olamba situé à Glass en face de l’immeuble Hassan et Heijeij.

Merci Justine Adande de nous avoir fait découvrir votre marque.

Merci à vous pour votre intérêt pour notre marque, merci de nous avoir donné l’opportunité de présenter le concept JUTU. Ce fut un plaisir d’échanger avec vous.

Retrouvez JUTU sur Facebook et Instagram

Contacts : jutu[@]jutubyja.com / 07 60 84 43

 

 

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African Fashion Gate : Mettre Fin Aux Discriminations Dans L’Univers De La Mode

En marge de la fashion week de Paris, qui prendra fin le 3 octobre prochain, s’est tenu le 20 septembre l’African Fashion Gate : un défilé promouvant la diversité sur les podiums.

Rendez-vous dans une annexe du Musée des Arts Décoratifs à Paris, haut lieu de la mode et du design qui héberge en ce moment l’exposition Dior – pour le défilé African Fashion Gate : « La mode habille la paix ». A l’extérieur, les beautiful people de la diaspora attendent en rang d’oignon, flanqués de leurs plus beaux looks et de leurs smartphones pour alimenter stories et feed Instagram. En backstage, la tension bat son plein. Mannequins et créateurs sont sur le qui-vive, ajustant les dernières silhouettes avant la grand-messe.

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C’est sous l’égide de l’Italien Nicola Paparusso, activiste, fondateur et secrétaire général de l’AFG, que cet événement éthique qui entend mettre fin à la discrimination des mannequins noirs sur les podiums, a pu voir le jour à Dakar ,en 2015, avec le soutien du Ministère des affaires culturelles du Sénégal.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Lors de la fashion week printemps-été 2017, seul 10% des modèles noirs ont été castés aux défilés prêt-à-porter. Une réalité d’autant plus criante chez les mannequins asiatiques. Pour enrayer ces inégalités, promouvoir la diversité du côté des mannequins mais aussi des créateurs, Nicola Paparusso a installé ce rendez-vous d’une mode dite « juste » un peu partout dans le monde. Après l’édition sénégalaise, l’AFG s’est exporté à Milan, Naples, Tunis et même au Danemark. Et depuis 2016, à Paris. Into The Chic a rencontré l’initiateur de ce nouveau temps fort de la mode pour tous à quelques heures du coup d’envoi des festivités. Entretien.

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Quelles sont les principales missions de votre association African Fashion Gate ?

Notre association fonctionne comme un laboratoire éthique. Nous recrutons directement les mannequins en Afrique. Nous allons jusque dans les villages. Outre le défilé, nous leur offrons un accompagnement, une formation au mannequinat sous la houlette d’un ancien mannequin réputé qui a travaillé avec Naomi Campbell ou encore Cindy Crawford. Pour le défilé de ce soir, nous représentons des mannequins venus du Sénégal, d’Éthiopie, du Cameroun, du Togo. Mais aussi les models asiatiques. Nous travaillons avec la créatrice du magazine Black Vogue Italie, la version 100% mannequins noirs du Vogue Italie pour continuer à promouvoir nos mannequins.

Outre les models, nous nous attelons à représenter les stylistes africains. Nous sommes une association italienne et promouvons le savoir-faire italien. Pour autant, nous mettons également en valeur des créateurs africains. Aujourd’hui, parmi les six designers, nous accueillons le Dakarois Saliou Dia.

Depuis la fashion week printemps-été 2017 où seul 10% des mannequins étaient noirs, à Paris, New York, Londres et Milan, avez-vous constaté une évolution ?

Le changement vers la diversité est tout petit. Il est loin d’être significatif. Ce qu’il faut savoir c’est que la mode va s’intéresser avant tout aux acheteurs. L’Occident et l’Asie comptent parmi les plus gros clients, raison pour laquelle nous verrons des mannequins blancs, et/ou asiatiques au casting de tels ou tels défilés. Non seulement, ce n’est pas éthique, mais c’est aussi négliger le fait que la clientèle africaine est de plus en plus importante. L’Afrique est le futur de la mode. Les textiles, le savoir-faire…

Je suis fier de porter cette lutte pour l’égalité. Je suis directeur général de l’African Fashion Gate, pour la promotion des mannequins noirs, et je suis Blanc, Italien. Mes collaborateurs sont Africain et Arabe : Abdul Aziz Mbaye, le président de l’AFG au Sénégal, et Alex Kfoury Rabih qui est Libanais. Je suis fier, qu’ensemble, on fasse la guerre aux discriminations raciales.

Quel est votre rapport à l’Afrique ?

J’ai longtemps vécu à Dakar. Et je voyage beaucoup en Côte d’Ivoire, au Tchad, au Gabon… Et aujourd’hui, nous ouvrons les portes au Maghreb aussi, avec la Tunisie, où nous espérons organiser un grand défilé bientôt au Musée National du Bardo, à Tunis. Je suis en échange avec Dolce & Gabbana pour qu’il fasse l’ouverture du défilé.

Êtes-vous en faveur de l’installation de quotas sur les podiums pour obliger les designers à plus de diversité sur les podiums ?

Nous faisons beaucoup de pression pour réécrire les lois déjà existantes auprès du Parlement européen. La discrimination est, hélas, quelque chose que la loi européenne ne prend pas en compte. Il n’y a aucune agence qui contrôle le racisme. A la fashion week de Paris, Londres, Milan… Personne ne contrôle s’il y a des discriminations raciales. Ce n’est qu’a posteriori que nous allons découvrir dans la presse que des mannequins noirs en ont été victimes. Je ne parle pas de faire appel à la police, mais à des observateurs de la paix.

La mode est un milieu très fermé aux personnes qui parlent de droits ! La mode ne parle que de formes, de couleurs, de coupes et de lignes. C’est tout ce qui l’intéresse. Nous, nous voulons une mode qui habille la paix. Ce soir nous verrons un podium juste et égalitaire, avec des mannequins africains, asiatiques, des designers italiens qui regardent les autres continents, des stylistes de Dubaï, du Sénégal…

 

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D. D Est Le Nouveau Visage De La Campagne Homme De Gucci

Après plusieurs procès, la fermeture de son magasin en 1992 accusé de contrefaçon, le couturier Dapper Dan revient sur le devant de la scène… pour une collaboration avec Gucci !

Il a ébranlé le monde de la mode dans les années 80 avec ces créations luxe streetwear. Dapper Dan, traduisez l’élégant en français, est à l’initiative de la mode street style et du savoir-faire des maisons de luxe. Le nom de ce couturier, connu dans le milieu hip hop des années 80, avait été oublié de la fashion sphère (qui l’accusait de plagiat) mais est revenu dans les mémoires le 29 mai dernier.

En effet, Alessandro Michele, le DA de Gucci, présentait sa collection croisière 2018 composée d’une pièce rappelant fortement l’illustre style de Dan Dapper : une veste en fourrure embellie par des manches bouffantes flanquées du sigle de la marque italienne. Un peu avant 1990, le couturier d’Harlem comptait parmi ses clients Mike Tyson, Lil Cool J ou encore le groupe Salt-N-Pepa. Il avait créé l’originale veste composée des mêmes manches inondées du Monogram LV pour Diane Dixon, une athlète américaine.

Retour sur les débuts de Dapper Dan, une icône venue d’Harlem

Daniel Day, de son vrai nom, est né au début des années 1950 dans des conditions défavorables : pauvreté, ghetto et drogue ont bercé les premières années de sa vie. Dans ce monde où l’apparence et la prestance sont primordiales, il ouvre une boutique en 1982 à Harlem sur la 125e avenue. Les rappeurs, le boxeur Mike Tyson, et toutes personnes fans de grosses chaînes en plaqué or n’ayant pas le budget pour s’habiller dans les maisons luxueuses, accourent dans son magasin composé d’une table et de quelques chaise

Des tailleurs sénégalais s’activent à coudre en arrière boutique des vêtements sur mesure qui mélangent à la perfection le monde du luxe et la culture hip hop. « Sur le mode des tissus africains » comme l’explique Ariel Wizman dans une interview à Madame Figaro, Dapper Dan a réussi à africaniser les logos de Louis Vuitton, Gucci ou encore Fendi sur ses créations vendues à petits prix. Un succès ! Fat Boys, Public Enemy, Eric B. et Rakim… Le monde du hip hop s’habillait chez lui jusqu’au jour où ce marché parallèle est découvert des griffes de luxe. En 1988, Mike Tyson, tout vêtu de Dapper Dan, se bat avec Mitch Green dans la rue. Les images ne passent pas inaperçues. Les maison Fendi, Gucci et Louis Vuitton l’attaquent en justice et Dapper Dan ferme sa boutique en 1992 pour vol de propriété culturelle.

Vingt cinq ans plus tard, il devient une véritable source d’inspiration dans le monde de la mode

Ironie du sort, celui qu’on accusait de plagiat se fait aujourd’hui voler ses idées. Si certains y voient de l’appropriation culturelle, le designer italien voit plutôt ça comme un hommage rendu au travail de Dapper Dan. Qu’en pense l’intéressé ? « J’étais excité de voir cette veste sur le podium » a avoué la légende New Yorkaise au magazine Times. « En ce qui concerne l’appropriation, Alessandro et moi provenons de deux univers parallèles. La magie qui est sortie de ce rendu créé par lui a rassemblé ces deux univers différents. Cela a ouvert un dialogue entre nous (…). J’ai découvert combien nos expériences étaient similaires (…) comment il a été influencé par moi. »

Aujourd’hui les deux créateurs s’unissent : Dapper Dan est le nouveau visage de la campagne homme de Gucci et travaillera sur une collection capsule prévue pour le printemps. Ce n’est pas tout, il ouvrira un nouveau magasin, et c’est Gucci qui fournira les matières premières !

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La Mode Africaine Remise Au Goût Du Jour

Fille de son temps, la mode africaine envahit les podiums et les rues, surtout en été quand il fait chaud, le soleil brille et on a envie d’apporter plus de couleurs et plus de gaité à son quotidien. L’humeur porté par les imprimés multicolores et joyeux du pagne africain – l’habit traditionnel de l’Afrique de Sud, est ce qui nous faut quand les températures montent. Les designers ont su moderniser le look du tissu wax en l’incorporant dans leurs nouvelles collections inspirées par les origines africaines. Ce qui caractérise la couture africiane c’est la répétition et la symétrie des imprimés, comme l’abondance et l’éclat de leurs couleurs. A l’époque le pagne était un moyen facile de s’exprimer, porté par les femmes aussi que par les hommes, et tout comme le sari indien, il leur servait pour des occasions différentes. A nos jours chaque fille qui ne craînt pas d’attirer l’attention sur soi et qui aime la mode peut expérimenter avec des vêtements ou des accessoires en style africain.

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Mais quels sont les vêtements au imprimé africain qu’on peut voir porter le plus souvent? Pour l’été on privilégie logiquement les tissus féériques et les modèles fluides, comme les jupes et les pantalons en coton qui créent un joli mouvement autour du corps. Les jupes et les robes maxi aux imprimés pagne sont un hit total. Portés avec des sandales à hauts talons et un t-shirt ou une simple blouse collée en une couleur, il se rendent le vêtement idéal pour s’approprier un cool look et se sentir bien à l’aise dans sa peau. La salopette, le gros bandeau de cheveux ou le turban africain en couleurs vénimeuses sont aussi des éléments à ne pas manquer si vous voulez s’amuser avec ce style éclatant. Mais l’imprimé caractéristique pour la couture africaine ne se limite pas aux vêtements et aux accessoires de cheveux. On peut le voir sur les sacs et les chaussures comme une jolie finition de la tenue de la femme moderne.

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De quoi se caractérise la couture africaine d’aujourd’hui? En première place de grands motifs floraux ou géométriques, les habits sont en matières naturelles et légères. Le pagne africain est constitué de 100 % de coton. Les habits portent l’esprit de la mode traditionnelle de l’Afrique mais sont absolument dans l’air du temps. On peut voir des robes, des pantalons et des tailleurs stylés et chic, tous les types de manches et de décolletés, toutes les longueurs connues, toutes les priyomes de la mode actuelle. Une tendance qui a gagné en popularité sont les patchs en denim et les broderies combinés avec les tissus et les imrpimés traditionnels. Les épaules nus ou asymétriques et les volants autour du décolleté et des épaules sont des traits distinctifs pour la mode d’été pour les femmes.

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Un fait curieux sur le pagne africain – c’est un vêtement simple en tissu travaillé avec du cire – la technique n’est pas d’origine africaine mais est très bien adaptée aux coutumes et à la mode de vie dans les villages africains. Le pagne est en fait un habit inspiré par le batik indonésien importé par les hollandais en 1799. Le modèle indonisien eût un énorme succès et les hollandais ont commencé à fabriquer et à populariser les pagnes dans toute l’Afrique. L’inspiration du pagne qui était au début un simple morceau de tissu avec lequel on s’emballait a traversé les siècles pour atteindre sa diversité actuelle d’aujourd’hui. Les innovateurs utilisent le tissu créé par une technique traditionnelle pour créer de nombreux modèles contemporains. Réjouissez-vous maintenant de l’expansion des couleurs et des modèles originaux qu’on vous présente ici.

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